Rainbows End

Vernor Vinge
2007 Robert Laffont
2006 Rainbows End
456 Pages
Ça commence très fort dans un prologue bourré de technologies en hommage au développement récent des outils de connaissance basés sur l'internet. Vernor Vinge nous met l'eau à la bouche dans un récit à mis chemin entre roman d'espionnage et hard-sf.
Cela vous a peut-être échappé, mais normalement le titre aurait du s'écrire Rainbow's End pour signifier la fin de l'arc-en-ciel ou parrait-il un trésor est enfouie, mais l'auteur à délibérément oublié l'apostrophe pour en noircir le sens. Rainbows End évoque la fin des arcs-en-ciel, à bientôt 65 ans, Vernor Vinge se pose la question du vieillissement, maladie d'Alzheimer ou difficultés à s'intégrer dans une société ultra-cyber, son héros Robert Gu l'un des plus grands poètes américains, va être confronté à son grand âge. Heureusement, la médecine à fait des progrès phénoménaux, mais un domaine reste inaccessible aux sciences, le génie créatif, qui semble s'être évanoui avec le temps. À travers Robert Gu, l'auteur partage sa hantise de perdre la musique des mots, une musique qui lui a valu un nombre incalculable de récompenses littéraires.
Sa fascination des livres est mise en balance avec la culture du tout numérique, les déchiqueteuses de livres nous rappellent une image vivace de la littérature de science-fiction, Fahrenheit 451.
Je me suis laissé séduire dès les premières pages, mais j'étais peut-être trop enthousiaste, car à mis parcours mon engouement s'est transformé en lassitude. La grande cavalcade à l'université ne m'a pas convaincu, j'aurais préféré suivre de plus près la problématique de la technologie VDMC (Vous-Devez-Me-Croire) avec Alfred Vaz et ses acolytes du CCR (Comité Central du Renseignement Européen).
