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décembre 28, 2008

Le Haut-lieu et autres espaces inhabitables


alt 2p5/5
Serge Lehman
2008 Denoël
272 pages

alt Le Haut Lieualt Le Haut Lieu Un grand appartement oublié de l'île Saint-Louis dont les portes et les pièces disparaissaient les unes après les autres...

Un bureau secret du ministère de l'Intérieur chargé d'explorer la banlieue parisienne pour y trouver les preuves de l'existence de Dieu...

Une entreprise géante qui fait surveiller ses employés par des espions semi-invisibles...

Une ville construite à partir d'oeuvres d'art franco-allemandes et menacée par l'intrusion d'un monstre appelé « le Charbonnier »...

Six histoires étranges, drôles, tragiques, métaphysiques. Six plongées dans l'abîme pour découvrir ce qui se cache de l'autre côté de la réalité. À mi-chemin entre Jules Verne et Jorge Luis Borges : bienvenue dans le monde de Serge Lehman.

Bibliographie complète des oeuvres de Serge Lehman en fin de volume.

Comme nous le dit Xavier Mauméjean en préface

A une époque, certains s'inquiétaient pour Serge Lehman et demandaient de ses nouvelles. En voici un plein recueil.

alt 3p5/5 Le Haut lieu est une nouvelle introspective qui aborde les rapports père-fils. Cela n'a peut-être pas été très simple pour l'auteur dans sa jeunesse du fait de ses ambitions, on ressent ici que l'épanouissement d'un enfant n'est possible que dans la reconnaissance de ses talents. Une nouvelle qui me semble toucher un point sensible chez Serge Lehman.

alt 1p5/5 Le gouffre aux chimères m'est resté impénétrable en ce 12 décembre 2008, une grosse journée de Noël pour au coin du jeu avec pas moins de 37 colis.

alt 3p5/5 La chasse aux ombres molles aborde un sujet relativement tabou dans notre société, celui de la productivité dans les entreprises. Maistre est un traceur de SYNTEL, un maillon supplémentaire dans la communication interne. Une nouvelle digne héritière de Scott Adams et son Dilbert.

alt 1p5/5 Superscience ne m'a pas non plus convaincu peut-être parceque'elle se déroule dans un univers plus fantastique que scientifique malgré son titre.

Origami une nouvelle sur la claustrophobie. Je n'ai gardé presque aucun souvenir de cette nouvelle et j'ai trop tardé à écrire cette note de lecture, encore une fois à cause de Noël. Mais la bonne nouvelle c'est que je rattrape enfin mon retard aujourd'hui même. J'ai lu une cinquantaine de livres cette année, presque un livre par semaine, essayons d'atteindre ce palier l'année prochaine. Mais cela ne va pas être évident, il n'y a qu'à regarder ma bibliothèque qui contient des ouvrages plutôt épais. Restons serein, l'etentiel est de passer des bons moments dans ces mondes imaginaires.

alt 1p5/5 La Régulation de Richard Mars aborde le thème de l'immortalité, du contrôle de l'univers, un délice.

L'ouvrage se termine comme il se doit par une bibliographie complète des oeuvres de Serge Lehman. Au vu de la rareté de ses textes, inutile de vous priver, visitez le haut lieu vous aurez le plus grand mal à en sortir.

Autres ouvrages de Serge Lehman :


F.A.U.S.T.
F.A.U.S.T. - 1
1996

Les défenseurs
F.A.U.S.T. - 2
1996

La sidération
recueil de nouvelles
1996

wonderland
1997

Tonnerre Lointain
F.A.U.S.T. - 3
1997

L'Ange des profondeurs
1997

Aucune étoile aussi lointaine
1998

Le livre des Ombres
recueil de nouvelles
2005

Chasseurs de chimères
anthologie
2006

Bifrost n°52

Après un édito étonnant sur la science-fiction française à l'étranger, on entre tout de suite dans le vif du sujet avec Xtrovurt de Jeff Noon. Une courte nouvelle ou des marchands de rêves s'enrichissent en vendant des plumes aux robots.

Les Clefs du Paradis
Un réseau de nounous clandestin offre un petit espace de liberté dans un monde ultra surveillé.

Le Monde des A
Legislatoregulateur Aériens Glamur. Ne riez pas la solution n'est pas aussi simple qu'un legislatoregulateur issu de la technologie Aérien pourrait laisser penser. Après deux relectures de la dernière phrase, la blague a fini par m'apparaître.

Don Ysidro a eu du pot après sa mort.

Interzone est un texte déjanté de Christian Vilà ou tous s'y retrouve pour expérimenter drogues, sexe et espionnage, un cocktail bien connu dans un univers néamois étrange.

Ballades sur l'Arc
27 ouvrages critiqués dans ce numéro 52 avec parmi ceux que j'ai lu :



Mémoria

ceux que j'ai acheté ou que l'on m'a offerts pour Noël :


La Dernière colonie

et ceux qui me tentent bien même s'ils ne sont pas forcement recommandés par Bifrost (le dernier) :


Planète à gogos / Les Gogos contre-attaquent

La Rançon du temps
la patrouille du temps - 3

Indomptable
La Flotte perdue - 1

Dossier
Le dossier du mois est consacré à deux auteurs français Joël Houssin et Christian Vilà. J'avais découvert le premier dans Les vautours, je découvre ici le second.

On se donne rendez-vous le 22 janvier pour le n°53 consacré à China Miéville.

Bifrost n°51

Depuis le n°50 je me laisse séduire par Bifrost, sans doute grâce à mon goût prononcé pour les mathématiques, je n'ai ainsi pas l'impression d'avoir manqué de numéros, c'est comme une nouvelle série qui commence pour moi, du coup je n'ai rien envie de manquer désormais. Quand j'ai commencé à m'y intéresser, je trouvais que le rythme des parutions n'était pas suffisant pour satisfaire mon appétit, c'est tout le contraire, j'ai déjà lu les deux derniers numéros sans avoir eu le temps d'en parler sur Yet. Corrigeons vite le tir.

Bifrost nous propose dans cette livraison une seule mais longue nouvelle de Lucius Shepard dans un numéro qui lui est par ailleurs consacré.

Radieuse étoile verte
Dans une atmosphère enivrante vous allez vous laisser porter par cette histoire qui vous donnera un bon avant goût du talent de Lucius Shepard. C'est le premier texte que je lit de cet auteur, merci Bifrost, et j'ai du coup bien envie d'ajouter quelques-uns de ces romans dans ma wishlist.

Ballades sur l'Arc

Pas moins de 28 bouquins chroniqués dont certains déjà achetés comme Le recueil Mystérium de Robert Charles Wilson qui contient son premier roman, La cabane de l'aiguilleur ainsi que 6 nouvelles avec les commentaires de l'auteur. Sinon ils nous conseille aussi Dans la dèche du royaume enchanté de Cory Doctorow que j'ai effectivement bien apprécié.

Le coin des revues n'est pas très sympa avec la concurrence, pas très convaincant Solaris 166, Fiction n°7 plein de coquilles, une nouvelle chiante à crever dans Black Mamba, un dossier médiocre dans Lunatique n°77, ah ah ah le Galaxies nouvelle série, bref à part le n°28 de la revue de la Bibliothèque nationale de France, pas d'emplettes à faire selon eux de ce coté là.

Pour conclure si vous vous intéressez à Lucius Shepard ou si vous voulez en apprendre plus sur cet auteur à part qui n'a pas choisi la voie facile, si toutefois il y en a une, lisez ce nouveau Bifrost.

Galaxie n°80


alt 3/5
Frederik Pohl, Gordon R. Dickson, Frank Herbert, Mack Reynolds
1971 Opta
160 pages

alt Galaxie n°80alt Galaxie n°80 Sommaire :

1 - Frederik Pohl, Altaïr 9 (The day the Icicle Works closed), pages 4 à 40, trad. Pierre Billon (2), illustré par Hirou
2 - Gordon Rupert Dickson, Fluctuations sur les titres wockiis (A Wobble in Wockii futures), pages 42 à 70, trad. Arlette Rosenblum, illustré par Gray Morrow
3 - Frank Herbert, La Bombe mentale (The Mind Bomb), pages 71 à 94, trad. Pierre Billon (2), illustré par Christine Gaussot
4 - Mack Reynolds, Espion en Eurasie (Spying season), pages 95 à 135, trad. Jacques de Tersac
5 - Alain Dorémieux, Cinéma, pages 137 à 138, Critique
6 - Collectif, Courrier, pages 139 à 139, Courrier
7 - François Truchaud, Rencontre avec Stefan Wul, pages 140 à 152, Entretien
8 - Philippe Curval, Musique : Espaces inhabitables, pages 153 à 154, Critique

De passage à Toulouse cet été j'ai eu le bonheur de tomber sur un petit bouquiniste, c'est dans ses rayons que j'ai déniché ce numéro de Galaxie 2ème série. Je n'ai pas pu résister à ma curiosité de lire la nouvelle de Frederik Pohl, Altair 9, et je ne regrette vraiment pas d'avoir rapporté ce petit souvenir de presque 40 ans.

Je n'ai en plus pas eu à exercer ma patience puisque ce numéro de Galaxie commence justement par cette nouvelle. Milo Puchner n'est sans doute pas le meilleur avocat de la galaxie, mais ses clients n'ont pas le choix. Il va pourtant se mettre martel en tête et tout tenter pour défendre ces quelques adolescents sans le sou. Il ira jusqu'à louer son corps, nouvelle forme de tourisme sur alt 3p5/5 Altair 9, très en vogue. Quand la cupidité conduit aux pires extrémités.

alt 2p5/5 Fluctuations sur les titres wockiis a beau être écrite en avril 1965, elle est parfaitement d'actualité. Un ambassadeur atterrit sur Mul'Rahr pour y rencontrer la race dominante. La Terre a en effet investi tous ses fonds en titre Woockiis, mais des fluctuations de la bourse interstellaire vont mettre ce placement en péril. Les talents d'assassins de Tom Parent lui seront peut-être utiles pour sauver les terriens de la ruine.

Frank Herbert nous propose ensuite sa alt 1p5/5 Bombe mentale ou la machine suprême dirige le monde, elle inscrit des lettres de feu dans le ciel pour communiquer avec ses sujets. Mais ce que dit cette satanée machine a rarement un sens. Elle s'est emparée de l'or, de la plupart des livres et a retiré l'industrie aux hommes ainsi que la possibilité de choisir leur conjoint. Que leur reste-t-il ? L'homme parviendra-t-il à regagner sa liberté ?

Ce qui avait bien commencé se termine mal avec alt 0/5 Espion en Eurasie. Paul Kosloff se retrouve un peu par hasard dans le bureau d'Harry Kank. Après tout, il maîtrise la plupart des langues balkaniques et pratiquement tous les arts martiaux, ce qui le conduit à devenir agent secret. Cette nouvelle qui a pris un sacré coup de vieux avait de toute façon plus sa place au sein de la collection SAS.

Un film sur le paradoxe temporel avec Anna Karina, Jean Rochefort et Bruno Cremer dans les rôles principaux, ça ne vous dit rien ? Déjà en 71 le film était passé inaperçu, sorti à la sauvette dans le Paris déserté de la fin juillet. Pas étonnant que 37 ans après il ne soit toujours pas sorti de l'oubli, c'est la petite récompense du lecteur de Galaxie, redécouvrir par le truchement de la critique, Le temps de Mourir un film d'André Farwagi.

Petit bonus, une longue alt 4/5 interview de Stephen Wul enregistré chez lui le dimanche 18 octobre 1970 vient conclure ce numéro. C'est un régal, il nous avoue en avoir ras le bol de la dentisterie tout en ne pouvant pas totalement arrêter pour des raisons financières. Il partage son ignorance de sa méthode d'écriture, il gagnerait beaucoup de temps s'il en savait un peu plus, il lui arrive parfois d'aboutir dans une impasse et de devoir tout abandonner. Il se sent trop à l'étroit dans un canevas pré-établi et se laisse porter par son inspiration au fil de l'eau. À la page 50 ou 100, il se sert par hasard d'un petit détail qui devient d'un coup la pierre angulaire de son récit. Passionnant.

Si vous aussi vous tombez sur ce numéro de Galaxie, ne le lâchez pas !

À lire


Isaac Asimov's Science Fiction Magazine Apr 87

Le continent déchiqueté


alt 1p5/5
Laurent Genefort
1997 Fleuve Noir
224 pages

alt Le continent déchiquetéalt Le continent déchiqueté Ils sont deux. Seuls rescapés d'une attaque qui a détruit le monde-astéroïde en orbite autour d'un continent artificiel, unique dans l'univers. Deux hommes échoués sur cette plateforme en perdition, bombardée de noyaux de météorite.

Tout oppose le natif de l'espace et le planétaire. Pourtant, leur survie passe par la communication. Entre eux, mais aussi avec les étranges habitants du mystérieux monde flottant.

Un monde Yuweh inhospitalier accueille contraint et forcé deux hommes en perditions. Ils devront s'unir envers et contre tout pour survivre sur une planète peuplée d'étranges habitants.

Ce planet opéra m'a sévèrement déçu, c'est fade sans réel attrait à l'exception de la scène d'ouverture ou un piège est tendu à des Yuweh par des pirates. Nous ne connaîtrons pas grand-chose du dénouement de ce guet-apens ou alors il vous faudra errer sans but précis sur cette planète. Votre patience ne sera pas réellement récompensée. Le seul but de ses deux protagonistes quitter ce monde, le mien refermer cet ouvrage et passer à autre chose.

Un point positif tout de même, j'ai bien aimé l'échange qui s'opère, jeux de société contre aide de la population locale. Lemuel et Sureau devront se rappeler d'un maximum de jeux pour se sortir de se guêpier : Go, Échecs, Iago, dames, tout sera bon à prendre.

À lire


L'homme des jeux
2005

décembre 27, 2008

Axiomatique


alt 4p5/5
Greg Egan
2006 Bélial
1995 Axiomatic
464 Pages

alt Axiomatiquealt Axiomatique Des drogues qui brouillent la réalité et provoquent la conjonction des possibles. Des perroquets génétiquement améliorés qui jouent En attendant Godot. Des milliardaires élaborant des chimères, mi-hommes mi-animaux, pour assouvir leurs passions esthétiques. Des femmes qui accueillent dans leur ventre le cerveau de leur mari le temps de reconstruire son corps. Des enlèvements pratiqués sur des répliques mémorielles de personnalités humaines. Des fous de Dieu inventant un virus sélectif reléguant le sida au rang de simple grippe. Des implants cérébraux altérant suffisamment la personnalité pour permettre à quiconque de se transformer en tueur...

Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité aussi fascinante qu'implacable : nous voici prévenus...

Univers parallèle, drogues, paradoxe temporel ou atrocité pure ce recueil est un concentré de très bonne facture. Nous ne pouvons que saluer les éditions Le Bélial qui entament avec ce premier tome l'édition d'une intégrale raisonnée des nouvelles d'Egan.

Dans Axiomatique la nouvelle qui donne son titre à ce recueil, vous rencontrerez un contrôleur aérien rongé par la mort de sa femme tuée lors d'une attaque de banque. Il cherche la délivrance en changeant sa personnalité par implant interposé. On se situe dans un univers postcyberpunk pour la cybernétique s'immisce très profondément en nous, jusqu'à changer notre conscience même.

Le coffre fort raconte l'histoire d'un petit garçon qui découvre que son âme voyage de corps en corps tout en restant dans un voisinage proche. Il est en mal d'identité puisque tout est remis à zéro à chaque passage, ses amis, son nom, ses parents. Qui est-il ? Voilà une question qui l'obsède. Cette nouvelle m'évoque un roman de Laurent Genefort, Mémoria, ou le héros voyage lui aussi de corps en corps, mais cette fois-ci volontairement même s'il ne connaît pas non plus ses origines.

Et si votre futur était déjà écrit et que vous en lisiez quelques bribes chaque jour ? Au rythme de 100 mots par jours vous allez peut-être connaître le jour de votre mort, votre vie se résume ainsi à trois millions de mots, tous déjà écrits. L'histoire du proche millénaire s'enseigne à l'école. Mais nos descendants disent-ils la vérité sur nos vies ? Connaître notre futur n'est sans doute pas simple à assumer, voilà la question que se pose cette lumière des événements.

Vous avez quelques millions de dollars tout juste gagnés au loto à dépenser, pourquoi ne pas vous acheter une intelligence hors du commun pour votre futur fils ? C'est la proposition que fait Sam Cook de potentiel humain à Angela. Va-t-elle accepter cette proposition et ainsi transformer radicalement le destin d'Eugène ?

L'argent peut aussi rendre complètement dingue, c'est le cas d'un amateur d'art qui va à coup de biftons se payer des répliques de tableaux vivants. Mais cette Caresse n'est pas aussi douce qu'il n'y parrait.

Dans soeurs de sang, 80000 personnes subissent les conséquences d'un accident dans un laboratoire de recherche d'armes bactériologiques. La toute-puissance des entreprises pharmaceutique peut parfois avoir de néfastes dérive.

Ce premier tome avec ses dix-huit nouvelles est une excellente mise en bouche et vous mettra sans doute en appétit pour poursuivre votre chemin en sa compagnie.

À lire le deuxième tome :


Radieux
« Il est temps que je devienne une machine... »

Une jungle génétiquement modifiée capable de se protéger de toute agression extérieure, y compris humaine, afin de servir les intérêts des barons de la drogue.

Un voyage sans retour au cœur d'un trou noir.

Un logiciel à même de remonter tout arbre généalogique sur des milliers de générations en traçant l'adn.

Un premier contact extraterrestre grâce à de nouvelles mathématiques et un ordinateur de lumière.

La numérisation totale de la mémoire humaine.

Un virus mortel en passe de devenir une nouvelle religion, à moins que la religion elle-même ne soit le virus...

Bélial
2007

décembre 26, 2008

Dans l'océan de la nuit


alt 4p5/5
Gregory Benford
2002 Livre de Poche
1978 In the ocean of night
480 Pages

alt Dans l'océan de la Nuitalt
Dans l'océan de la nuit Un astéroïde menace la Terre. Chargé de l'éliminer, Nigel Walmsley s'aperçoit qu'il s'agit d'une épave spatiale et transgresse ses instructions pour l'explorer et l'étudier. Et lorsque quinze ans plus tard une sonde extraterrestre pénètre dans le système solaire et que les autorités décident de la détruire, Nigel l'insoumis parvient à entrer en contact avec elle avant qu'elle ne s'enfuie. Du coup, Nigel, qui a capté cette pensée étrangère grâce à un implant médical, est devenu l'ambassadeur des Autres, à demi humain, à demi différent. C'est sur la Lune qu'il va rencontrer son destin et modifier celui de toute l'humanité. On y a découvert en effet une autre épave dont l'examen va ouvrir aux hommes le chemin des étoiles.

Cela commence comme un film catastrophe, un météorite de 4 milliards de kilos menace la terre et près de 2,5 millions de personnes, même plusieurs dixaines de millions suite à la famine provoquée. Son noyau composé de nickel-fer à 80% ne laisse pas d'autres alternatives que la destruction pour épargner à la terre un cratère de 40 km de diamètre. Mais lorsque Nigel l'atteint, son avis sera tout autre !

Nos décideurs, politique et militaires, prennent peur face à l'inconnue, une menace peut-être, pourquoi prendre le moindre risque ? La réponse moderne face au doute, à cette singularité, la destruction, l'anéantissement pur et simple. Quitte a perdre dans le processus toute chance d'en apprendre un peu plus sur l'océan de la nuit. Nigel se demande pourquoi un tel silence dans le ciel, personne ? et pourtant cet artefact l'atteste nous ne sommes pas seul. Des particules inconnues ? nous n'écoutons pas du bon coté peut-être, notre science n'en est peut-être qu'à ses balbutiements. Cette belle modestie du scientifique me fascine, cet prise de pouvoir par le religieux ou par le politique au commande du feu nucléaire m'effraie. N'aurions-nous déjà plus le choix face à cet énorme espoir de dialogue avec l'autre au find fond de l'univers ? N'y a-t-il plus aucun espoir ou le risque est-il trop grand pour l'assumer ? L'homme fait-il peur jusqu'aux plus lointaines contrées ?

Gregory Benford posait certaines de ces questions dans La sphère ou des scientifiques sont en cavale, dans un seul but, la connaissance face à la volonté implacable des détenteurs du pouvoir. Il ouvre cette série du centre galactique de manière magistrale en six parties et un épilogue. On ne s'éloignera qu'un brin du Jet Propulsion Laboratory ou la majeure partie de l'intrigue se déroule pour partager quelques moments intime de la triade : Nigel, Alexandra, Shirley. Le Dahu comme ils l'ont surnommé croise dans notre système solaire, mais que veut-il ? que vient-il faire ?

Chose étrange, j'ai pour une fois lu une série en ordre inverse, j'ai retrouvé dans ma bibliothèque les derniers tomes. Mais c'est avec délectation que je vais y voyager à nouveau.

À lire dans la série du centre galactique :


à travers la mer des soleils
Centre galactique - 2
Livre de Poche
2003
1989 Across the sea of suns

La Grande rivière du ciel
Centre galactique - 3
J'ai Lu
1994
1987 Great sky river

Marées de lumière
Centre galactique - 4
Livre de Poche
1995
1989 Tides of light

Les Profondeurs furieuses
Centre galactique - 5
Livre de Poche
2002
1994 Furious gulf

Sailing Bright Eternity
Centre galactique - 6
Livre de Poche
2002 inédit

Voyage - 2


alt 3p5/5
Stephen Baxter
2003 J'ai Lu
1996 Voyage
352 Pages

alt Voyage-2alt
Voyage-2 Après une première tentative soldée par un cuisant échec, le titanesque projet du voyage vers Mars a bien failli s'écrouler à son tour. Plus aucune erreur n'est désormais permise ; au terme de quinze années d'une entreprise surhumaine, la mission Arès doit s'envoler. Une pression supplémentaire dont les astronautes Natalie York et Ralph Gershon se seraient bien passés, alors que l'équipage devant effectuer le vol vers la planète rouge n'a toujours pas été sélectionné. Une pression qui vient aussi alourdir les épaules des milliers de personnes travaillant à la NASA, gigantesque organisation scientifique, politique, mais aussi lien matérialisé entre l'humanité et son rêve d'atteindre un jour les étoiles...

Le deuxième tome de ce voyage de l'homme vers Mars poursuit l'aventure entamée par Stephen Baxter dans son Voyage-1. Il semble que ce découpage en deux tomes soit propre à l'édition française. L'auteur nous y initie aux difficultés d'un projet d'aussi grande envergure, aussi bien au niveau humain, scientifique que politique. Les missions spaciales, Baxter c'est son truc, il nous le démontre avec brio tout en mettant en lumière les absurdités d'une agence spatiale comme la NASA et les frustrations qu'elle engendre dans la communauté scientifique.

S'il était possible de réduire les décisions à un processus mécanique, le jour n'était sans doute pas loin, où une entreprise comme la NASA pourrait être dirigée par un ordinateur.

La froideur et l'aspect militaire des instances dirigeantes sur tout ce qui a trait à l'espace sont fortement critiqués par Stephen Baxter.

LST, OMS, NTSB, PERT, ERA, DGNS, CARR, etc,..., J'ai recensé pas moins de 25 acronymes, on fait un voyage très proche du réel, dans une réalité alternative qui diverge surtout au niveau politique, mais reste fidèle à nos réalités scientifiques. L'homme atteint pour la première fois de son histoire la vitesse de 40 km/s et s'est déjà éloigné de près de 172 millions de kilomètres de la terre.

Cet excellent roman qui a obtenu le Prix Sidewise en 1996 fait partie d'une trilogie sur la NASA avec Titan et Poussière de lune.

À lire le premier tome :


Voyage-1
J'ai Lu
2003

Quantum Rose


alt 2/5
Catherine Asaro
2007 Pocket
2000 The Quantum Rose
608 Pages

alt Quantum Rosealt Quantum Rose La technologie a été perdue depuis longtemps sur Balumil, une planète isolée aux confins de la galaxie. La belle Kamoj Quanta Argali est la jeune souveraine d'une province pauvre. Pour sauver son peuple de la famine, elle accepte d'épouser Jax Pont-de-Fer, un homme violent, gouverneur d'une région prospère. Mais tout bascule le jour de la cérémonie. Un mystérieux étranger, maître d'une technologie avancée, enlève la jeune femme. Il semble détenir les clés des énigmes qui entourent le monde de Kamoj. Et tandis que la planète sombre dans le chaos, le mystère des origines de Balumil et de son peuple se dévoile peu à peu...

J'aime bien faire une pause entre les différents volumes d'une même série, mais à nouveau cette fois-ci j'ai ouvert ce troisième tome illico presto.

Ce nouvel épisode de space-romance ne m'a pas autant emballé que les précédents, j'aurais tout de même bien eu envie de me lancer dans le quatrième tome, Soleil Ascendant, mais Xavier de la librairie Scylla n'ayant pas aimé je vais lui faire confiance. Inutile donc de poursuivre dans cette direction.

A lire dans la même série en français :


Point d'Inversion
Skolian Empire - 1
Mnémos
2004

Radiance
Skolian Empire - 2
Mnémos
2004

Soleil ascendant
Skolian Empire - 4
Mnémos
2005

décembre 07, 2008

Rainbows End


alt 3/5
Vernor Vinge
2007 Robert Laffont
2006 Rainbows End
456 Pages

alt Barrayaralt Rainbows End Au milieu du XXIe siècle, la cybersphère a envahi l'univers. Le virtuel a subverti le réel. La Singularité est proche, ce bouleversement de l'Histoire humaine, issu de la convergence entre informatique et nanotechnologie. Grâce à ses vêtinfs, ses lentilles de contact, chacun communique avec le monde entier, peut se déplacer sous forme d'avatar à l'autre bout du monde ou en recevoir informations et images. Le meilleur des mondes, ou presque. Et un monde dangereux.
Robert Gu, le plus grand poète américain, a sombré quatre ans plus tôt dans la nuit de l'esprit. Grâce à un traitement miraculeux, il émerge de son Alzheimer. Et peut quitter la maison de retraite de Rainbows End. Mais il va lui falloir retourner à l'école, se familiariser avec ces machines à distiller de l'information dont il s'est toujours méfié. Et si possible retrouver son génie enfui. Or lui, qui a toujours tant aimé les livres, découvre un horrible projet, le Bibliotome : tout numériser au prix de la destruction physique de l'imprimé.
Ce n'est qu'un des moindres dangers qui menacent le monde comme le savent trop bien Bob, son fils, colonel des marines, et sa belle-fille Alice, agent des services spéciaux qui a incarné trop de personnalités pour continuer à être elle-même. Pire encore, le Lapin rôde.

Ça commence très fort dans un prologue bourré de technologies en hommage au développement récent des outils de connaissance basés sur l'internet. Vernor Vinge nous met l'eau à la bouche dans un récit à mis chemin entre roman d'espionnage et hard-sf.

Cela vous a peut-être échappé, mais normalement le titre aurait du s'écrire Rainbow's End pour signifier la fin de l'arc-en-ciel ou parrait-il un trésor est enfouie, mais l'auteur à délibérément oublié l'apostrophe pour en noircir le sens. Rainbows End évoque la fin des arcs-en-ciel, à bientôt 65 ans, Vernor Vinge se pose la question du vieillissement, maladie d'Alzheimer ou difficultés à s'intégrer dans une société ultra-cyber, son héros Robert Gu l'un des plus grands poètes américains, va être confronté à son grand âge. Heureusement, la médecine à fait des progrès phénoménaux, mais un domaine reste inaccessible aux sciences, le génie créatif, qui semble s'être évanoui avec le temps. À travers Robert Gu, l'auteur partage sa hantise de perdre la musique des mots, une musique qui lui a valu un nombre incalculable de récompenses littéraires.

Sa fascination des livres est mise en balance avec la culture du tout numérique, les déchiqueteuses de livres nous rappellent une image vivace de la littérature de science-fiction, Fahrenheit 451.

Je me suis laissé séduire dès les premières pages, mais j'étais peut-être trop enthousiaste, car à mis parcours mon engouement s'est transformé en lassitude. La grande cavalcade à l'université ne m'a pas convaincu, j'aurais préféré suivre de plus près la problématique de la technologie VDMC (Vous-Devez-Me-Croire) avec Alfred Vaz et ses acolytes du CCR (Comité Central du Renseignement Européen).