boule de Yet / juillet 08

Voilà un bref zoom sur les parutions de juillet.
Les vacances arrivant avec de longues heures de détente, il est peut-être temps de se remettre à lire. Vous trouverez dans cette nouvelle boule de Yet de quoi vous occuper tout l'été ou presque.
Presque puisqu'il n'y a pas grand-chose a se mettre sous la dent en science-fiction à part quelques rééditions en poche comme Emphyrio ou Pandore abusée (parue en juin chez Milady). Et oui la Fantasy tient toujours le haut du pavé.

Arrêtons-nous quelques instants sur cette réédition chez J'ai Lu d'un ouvrage de Roland C. Wagner, L.G.M. (6.65). Une sonde vient de photographier le premier Little Green Man sur Mars, 30 ans après un ambassadeur Martien débarque sur Terre et s'intéresse de très près à nos moeurs : sexe, drogues et rock'n roll, tout y passe. Ce roman est qualifié par certain de meilleur Wagner, en plus il parrait en poche, pourquoi se priver. Aux dernières nouvelles il n'est prévu que pour août finalement.
Sans fautes, en juillet sortira le n° 51 de Bifrost (11) avec un dossier spécial sur Shepard, non pas Alan, le premier astronaute américain, mais Lucius, un écrivain de science-fiction américain lui aussi. Une douzaine de ses romans ont été traduits, la novella Radieuse étoile verte (Radiant Green Star, Prix Locus en 2001) initialement parue en août 2000 dans Asimov's Science Fiction sera présente dans ce numéro. J'ai déniché pour vous faire patienter un extrait en vo. Lucius Shepard s'est inspiré d'une manipulation photographique de J.K. Potter pour écrire cette nouvelle, 13 nouvelles écrites sur le même concept ont été réunies dans le recueil Embrace the Mutation.
Nous aurons aussi droit aux rééditions habituelles en poche comme Zombies, Un horizon de cendres (Pocket, 6.40) de Jean-Pierre Andrevon ou "Planète à gogos" (Folio) de Frederick Pohl et Cyril M. Kornbluth (The space merchants, 1953).
J'ai beau être passionné par la SF, je rate parfois le coche, ça m'est arrivé récemment avec deux évènements majeurs. La création d'une nouvelle librairie en ligne spécialisée en science-fiction, librys.
Je suis aussi passé à coté de l'édition du premier volume de la nouvelle collection Trésors de la SF, des rééditions d'oeuvre de 1930 à 70, une collection dirigée par Laurent Genefort. Le premier volume nous propose le premier tome de l'intégrale de La Terre Sauvage de Julia Verlanger. Au programme pour la suite rien de moins que Michael Coney, Pierre Pelot, Jean-Pierre Andrevon, Jacques Spitz, Sprague de Camp, rien que de la SF, ça fait plaisir comme nouvelle à l'heure ou les collections fantastiques se multiplient à l'infini. C'est la collection dont Laurent Genefort rêvait !!!
Yet Emerging Translation ?
la rubrique des bouquins en version originale.

Charles Stross publie fin juillet en Angleterre (Orbit, 400 pp. 21.30) et aux USA (Ace, 336 pp. $24.95) son nouveau space opera, Saturn's Children, hommage à Robert A. Heinlein. Il indique sur son blog que malgré ce que certains ont laissé entendre, il ne s'agit pas d'une suite à Iron Sunrine mais bien d'un roman indépendant. Freya Nakamachi à 47 ans est la parfaite concubine, conçue pour satisfaire ses maitres humains. Il y a juste un petit problème, elle est sortie de la chaine de production un an après l'extinction de l'espèce humaine. Elle est en pleine crise existentielle, l'obsolescence la guette. 200 ans après la mort du dernier humain, la stricte hiérarchie sociale en place ne lui laisse aucun espoir. Lorsqu'elle va devoir fuir Vénus d'urgence, elle ne sera pas trop regardante sur le prix à payer pour sa fuite. Pour assurer sa survie, elle se verra confier un job de coursier mais va se retrouver sous les feux des projecteurs.

J'ai justement écrit ce résumé lors de la lecture de l'âge des étoile d'Heinlein, je comprends ainsi beaucoup mieux les hommages que les auteurs contemporains souhaitent lui faire, comme le font aussi Gary K. Wolf et Archbishop John J. Myers avec Space Vulture.

À propos de Robert A. Heinlein, sort ce mois-ci Project Moonbase and Others - volume one (544 pp. 50 pour l'édition limitée). La plupart des nouvelles présentent dans ce premier tome sont des scripts pour la télévision ou le cinéma avec en tête de liste celui du film de 1953, Project Moonbase. Couverture de Bob Eggleton, introduction de John Scalzi, bref des grands noms pour rendre hommage à l'un des premiers grands maitres de la SF. Avec le deuxième volume, il verra ensuite ses dernières oeuvres non publiées sur les étals.

Jack Vance est un bâtisseur de mondes par excellence, un grand maitre aux nombreuses récompenses. Tout au long de sa carrière de 59 ans, il n'a pas cessé d'inventer des cultures aliens exotiques. The Jack Vance Reader (_Subterranean Press_, 400 pp. 25.57 ) réunit trois de ses plus belles créations planétaires : Emphyrio, The Domains of Koryphon et The Languares of Pao. Vous retrouverez ces textes en français dans les deux volumes parus chez Denoël, Les Maîtres des dragons et autres aventures et Emphyrio et autres aventures.

L'humour n'est pas aussi rare que l'on pourrait le croire en science-fiction même si les couvertures de Bob Eggleton sont plus communes. Dans Laugh Lines (528 pp. 29.32 ), Baen connecte les deux. Laugh Lines est une collection de nouvelles humoristique de Ben Bova, la science-fiction n'a pas besoin d'être sobre et sérieuse en permanence. Il y a un côté humoristique au futur, comme dans toute chose. L'un des attributs excellents en science-fiction est sa capacité à critiquer notre réel, l'humour est un deuxième moyen pour se faire. Vous trouverez au sein de ce recueil deux romans et 6 nouvelles.

Vous connaissez sans doute Gardner Dozois pour ses nombreuses anthologies de nouvelles, il édite entre autres depuis 1984 The Year's Best Science Fiction et nous proposera le 8 juillet ce nouveau volume (672 pp. 14.81) qui regroupe 32 nouvelles parues en 2007. Au sommaire : Robert Silverberg, Greg Egan, Stephen Baxter, Nancy Kress, Gregory Benford, Neal Asher, Ted Chiang, Bruce Sterling, Ken MacLeod, Alastair Reynolds etc..

Terminons par un roman de Greg Bear, City at the End of Time (480 pp. 17.43) qui semble être très attendu puisqu'il se situe en première position du TOP 50 des ouvrages à paraitre sur ISFDB. Il se propose de nous faire visiter la dernière cité terrienne au terminus du temps, l'humanité y combat un mal métaphysique qui menace de corrompre toute l'histoire. Jack, Ginny et Daniel rêvent d'une cité détruite, décadente, dans un futur lointain, mais ce rêve les surpasse sans prévenir, leurs consciences atteint deux habitants de Kalpa, Jebrassy, un explorateur et Tiadba, une personne crée par génie génétique pour renouer avec les qualités de l'ancienne humanité. Daniel de son côté rêve d'un futur de néant, c'est tout ce qui l'attend. Mais au-delà d'une simple connexion à un rêve, ils vont finir par modifier leurs destins, ils ont en effet la capacité de se décaler dans le temps pour explorer des versions alternatives d'eux même. L'entité Chalk Princess qui possède des capacités similaires va les pourchasser, ils auront la terrible mission de sauver le futur.
Et voilà bonnes vacances à tous. On se donne rendez-vous début août pour la prochaine boule de Yet.
précédentes boule de Yet :
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