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mai 28, 2008

Piège sur Zarkass


alt 3/5
Stefan Wul
1958 Fleuve Noir
186 pages

alt Piège sur Zarkass

Darcel et Laurent sont envoyés sur Zarkass, une planète tropicale, en mission d'espionnage pour le compte du protectorat terrien qui souhaite renforcer son influence dans la zone. Mais sur qui le piège va-t-il se refermer ?

Comme à son habitude, par l'entreprise d'un titre mystère, Stefan Wul entretien le suspens. Darcel est électronicien, Laurent inculte, mais débrouillard, les indigènes Zarkassien s'arrachent leurs peaux à coups de dents, ils devront s'en camoufler pour ne pas éveiller leurs curiosités.

Wul s'est mis à la science-fiction en passant par le polar, dans Piège sur Zarkass il aura recours à des artifices bien connus de cet univers, déguisements, flingues, filatures, attirail de cambrioleur, coups durs. Mais le décor est tellement dépaysant que cette oeuvre est incontestablement une oeuvre qui appartient aux mondes imaginaires, guerre végétale, chenille lion, jungle étrangère, nous immergent dans un ailleurs dont seul Stefan Wul a le secret. La structure de son roman est ciselée selon sa structure habituelle, en trois parties avec des chapitres courts.

Piège sur Zarkass est une oeuvre majeure selon Gérard Klein, je ne suis pas tout à fait du même avis même si j'ai passé un bon moment sur cette planète étrange et familière à la fois.

À lire



Stefan Wul - Oeuvres complètes - tome 1"

mai 21, 2008

Le Gouffre de l'absolution


alt 4/5
Alastair Reynolds
2007 Pocket
2003 Absolution Gap
1184 pages

alt Le gouffre de l'absolution

100 ans après L'arche de la rédemption, on retrouve Clavain sur une planète Mystif. Il conserve un mince espoir de retrouver ses proches au sein de l'océan, mais il n'ose pas tenter l'aventure de peur d'échouer dans son unique chance. Reclus sur une île, il va retrouver ses amis venus lui demander de l'aide, une étrange capsule est tombée du ciel, ils ont besoin de son accord pour l'ouvrir.

Alastair nous a habitué à entremêler de multiples histoires, parallèlement, la reine Jasmina est intransigeante face à l'incompétence de son chasseur de trésors. Elle lui offre une cruelle dernière chance en enfermant sa femme dans une poupée de métal soudée, atroce instrument de torture. Il n'a pas le choix, il doit définitivement très vite faire une trouvaille.

Le troisième axe évoque une jeune fille de 17 ans, Rashmika Els qui fugue avec l'aide de Crozet. Elle amènera son compad qui contient ses dernières recherches sur les Shifteurs. L'ambiance sur la lune gelée Hela est un subtil mélange de médiéval et de hautes technologies, Alastair aime brouiller les cartes.

Dès que j'ai refermé Diamond Dogs, Turquoise Days, je me suis précipité chez mon libraire préféré pour faire l'acquisition de cet énorme pavé, le quatrième tome de l'Espace de la révélation à lire après L'arche de la rédemption nous précise-t-il sur son site. C'est étonnant d'ailleurs pour un auteur aussi généreux dans ses textes de l'être aussi peu sur son site, il n'y a même pas les couvertures de ces romans et à peine quelques lignes pour ses 8 romans parus à ce jour. Tout ceci n'est pas à la mesure de son grand art, en même temps je comprends que la rédaction d'un manuscrit d'un millier de pages ne laisse pas beaucoup de temps au babillage internet. Mais bon, c'est surtout une histoire de centre d'intérêt, Alastair ne doit pas être un grand connecté tout simplement. Rectificatif, depuis le 7 juin dernier il semble vouloir interagir un peu plus au travers de son blog, il y parle d'ailleurs d'un redesign de son site mais le temps semble lui manquer entre tous ses déplacements.

J'avais prévu de terminer ce roman le week-end prochain, mais il est difficile de résister à l'intrigue et à son style, on pourrait lire jusqu'au bout de la nuit. Sa densité est particulièrement étonnante pour un roman aussi épais, on aurait pu croire qu'il avait dilué son récit pour l'épaissir, bien au contraire, il l'aurait même élagué peut-être pas suffisamment selon certains. De mon côté j'ai juste ressenti un ralentissement autour de la page 600, mais ce n'est pas grand-chose face à l'ampleur de ce 4ème tome. Pas moins d'une soixantaine de personnages, un bric-à-brac incroyable d'inventions en tout genre du DOA-X, mutation rare du virus d'endoctrinement originel à la faux circulaire à monofilament on en prend plein les yeux. A ce propos Reynolds est toujours obnubilé pas les yeux dans ses récits, ils ont chacun leurs particularités, de Quaiche qui ne clignera pas une seul fois des yeux aux agents de la garde de la cathédrale qui s'en servent comme d'une arme, l'oeil est une pièce maitresse chez Alastair.

Magré son extraordinaire créativité, Reynolds prend soin de son lecteur et ne le perd ou ne l'ennuie à aucun moment. Il utilise quelques artifices pour catalyser notre mémoire sur certains évènements clefs, comme lorsqu'il arrachera une patte à un animal de compagnie. Il déploie son intrigue en utilisant le handicap temporel, ces vaisseaux ne voyagent pas plus vite que la lumière, pour nous faire prendre conscience du gigantisme de l'univers. Il manie le temps avec une grande dextérité pour entrecroiser les multiples trames de son histoire et ainsi en démultiplier la saveur.

alt BNF n°28

Laurent Genefort évoque souvent le sujet des livres Univers, comme dans le dernier numéro de la revue de la BNF, et bien si vous êtes vous aussi un amateur et recherchez du sense of wonder régalez-vous en vous plongeant dans son Espace de la Révélation.



À lire en français dans le même univers :


L'espace de la révélation
2002

La cité du gouffre
2003

L'arche de la rédemption
2004

Diamond Dogs, Turquoise Days
2006

Non traduit dans le même univers [Revelation Space] :


The Prefect
2007
Revelation Space - 5
bon point de départ
vivement sa traduction
8 premières pages

Galactic North
2006
Alastair Reynolds
recueil de 8 nouvelles

Dans un autre univers :


La Pluie du siècle
2004 Century Rain / Gollancz
2008 Presses de la cité
Alastair Reynolds

Pushing Ice
2005
Alastair Reynolds

House of Suns
2008
Alastair Reynolds

Zima Blue and Other Stories
2006
Alastair Reynolds
10 nouvelles

À lire :


Le Monde inverti
Christopher Priest

mai 14, 2008

Bifrost n°50

Un petit achat impulsif de temps en temps cela ne fait pas de mal, encore moins à la veille d'un week-end à rallonge.

Du coup j'ai déjà fini le n°50 de Bifrost qui vous réserve de bonnes heures de détente futuriste.

Avec tout d'abord trois nouvelles, par ordre d'apparition.

3/5 Stéphane Beauverger et son Origam-X. Le trio est de facture assez classique, Blanche Van Horn est une scientifique de renommée mondiale aux honoraires libres qui va se faire prier par Damien De Marseuil (alias Damien Mercoux), une figure de proue de l'Art et du mécénat de soigner son petit chéri d'artiste, Sébastien Trauma, le mieux coté de la planète. Son cerveau ressemble en effet à un Origami cortical. Trauma est devenu une gigantesque attraction de foire et génère un énorme profit jusqu'au jour ou la douleur l'emporte sur la créativité. Blanche Van Horn réussira-t-elle à remettre sur les rails cette créature digne du Docteur Frankenstein ?

alt Memoria 4/5 Laurent Genefort nous donne ensuite un avant-goût de son prochain roman Mémoria à paraitre au Bélial le 12 Juin par le biais de la nouvelle La Nuit des pétales. Vous le retrouverez d'ailleurs en dédicace à la librairie Scylla le 18 juin à partir de 16h. C'est malin ce concept marketing, rien de tel pour vous mettre l'eau à la bouche. Il est malin ce Genefort, je le remercie vivement de faire un nouveau détour par la science-fiction après son long voyage d'Omale qui va d'ailleurs être réédité en deux volumes. Dans la nuit des pétales, on découvre donc en avant-première le personnage principal de Mémoria, Donovoia Kvar, un implacable tueur qui transporte toujours avec lui sa mallette en cuir noir, Mémoria, qu'il risque cette fois d'utiliser sur Hilal Tolomir, l'homme le plus puissant d'Orense. On retrouve Laurent Genefort en grande forme, vivement la sortie du roman.

2/5 La section nouvelles se termine par un texte de Tim Powers, qui fait l'objet d'un dossier complet dans ce numéro. Itinéraire Nocturne (Night Moves) paru en juillet 1986 risque de réapparaitre dans une future anthologie consacré à cet auteur l'année prochaine chez Denoël. Je ne précipiterais pas pour l'acheter, ce n'est pas tout à fait le genre littéraire que j'affectionne. Le Santa Ana, un vent du désert ne semble pas être venu seul en ville. Il amène avec lui son lot d'étrangeté. Le Cyclope, un vieillard sera l'un des rares à observer ces étranges silhouettes grises sans visage qui sortent des avaleurs des caniveaux. Le vent est un subtil lien entre les différents pans du récit, j'allais dire roman, ça y ressemble fortement. Comme Tim Powers le dit lui même, la forme courte est une lutte sans merci, il évite autant que possible d'écrire un roman abrégé. La plupart de ces romans sont d'énormes pavés, il aime se laisser porter par son imagination, c'est plutôt la fin qui le tourmente puisqu'elle signifie qu'il va devoir quitter définitivement son univers.

Dossier Tim Powers
Le dossier qui lui est consacré comporte un magnifique et très long interview. C'est un plaisir d'entrer avec autant de détail dans l'intimité d'un auteur. Il nous avoue sa fascination pour les fantômes, l'alcool et Robert A. Heinlein. Passionnant. Le dossier embraye ensuite sur un guide de lecture qui présente par moins de 8 romans (sur 12 parus) et nous offre un aperçu de William Ashbess un poète imaginaire crée de toutes pièces avec son complice James P. Blaylock. Une bibliographie complète clôture ce dossier, on y découvre que tout au long de ses 38 ans de carrières il n'aura que très peu écrit.

Ballades sur l'Arc
Bifrost c'est aussi une grosse rubrique critique sur les parutions des mondes imaginaires. Pas moins de 35 bouquins sont chroniqués dans ce n°50. Comme Olivier Girard nous le révèle dans l'édito, le bouclage est un art qui s'apparente à la torture mentale. A la lecture de ces critiques par d'éminents spécialistes comme Thomas Day, Claude Ecken, Jean-Pierre Lion, Patrick Imbert, on ne retient pas grand-chose si ce n'est que sur la trentaine d'ouvrages les livres à lire se comptent sur les doigts d'une main ou presque. Même Matter le dernier roman du cycle de la Culture de Banks est raté pour Patrick Imbert, mais cela ne m'empêchera pas de le lire à sa sortie en français. Les trois autres romans que j'ai bien envie de mettre sur ma wishlist sont Pandore au Congo, Un paradis d'enfer et Sukran.

Et le reste alors ?
Quand vous croyez avoir fini de lire le magazine, il suffit de tourner quelques pages pour trouver de nouvelles rubriques. Par exemple les Anticipateurs est consacré ce mois-ci à Maurice Renard, un précurseur et c'est peu dire ou Scientifiction qui développe un nouveau mode de propulsion pour les vaisseaux spatiaux en utilisant le rayonnement de petit trou noirs, excellent ! Dommage que l'on soit obligé de refermer ce numéro sur une note de tristesse, L'infodéfonce et Vracanews d'Org ou il partage l'émotion qu'à suscité la mort d'Emmanuel Jouanne et d'Arthur C. Clarke. Heureusement qu'il y a aussi une invitation à la prochaine fête d'actusf et du Bélial pour nous consoler. On s'y retrouvera peut-être ...

mai 12, 2008

Les Solariens


alt 4/5
Norman Spinrad
1969 Marabout
1966 The Solarians
256 pages

alt Les Solariens

Pour sauver l'humanité des êtres venus du soleil ...

Une très vieille promesse va peut-être changer l'issue d'une guerre pratiquement perdue par l'humanité. Forteresse Sol semble avoir préparé une arme secrète pour venir au secours des humains face aux terribles Dougs. Mais ils tardent à venir et lorsqu'ils arrivent l'ampleur du geste ne semble vraiment pas à la hauteur des intérêts en jeu.

Je triche parfois avec les couvertures des ouvrages présents sur mon blog. Cette fois j'ai trouvé l'édition originale de 1969 (cette couverture) aux Chasseurs de Livres, un petit bouquiniste de Montreuil. Si vous allez faire un tour sur le site de Noosfere, vous y trouverez les couvertures des cinq éditions de ce premier roman de Norman Spinrad, y compris celle de Playboy dont on se demande ce qu'elle illustre ? Tout simplement le coté corrosif d'un auteur exilé à Paris depuis 1988.

Les solariens est un un old space opera, un roman intelligent qui véhicule de grandes idées. Comment assurer la survie de l'humanité et à quel prix ?

Les Dougs ont commencé cette guerre avec un objectif et une seul : éliminer complètement la race humaine. Jusqu'à la dernière planète. Jusqu'au dernier homme.

Les cocktails de Norman Spinrad sont succulents, qu'il s'agisse du 9 planètes ou du Supernova.

Ortega en avait fini avec la préparation du mystérieux cocktail appelé Neuf Planètes. Il tendit à Palmer un grand verre givré, rempli de neuf différents niveaux de liquide : bleu pâle, brun, pourpre, aigu marine, marron, vert, jaune et orange
- une pour chaque planète du système Sol, dit Ortaga.

J'ai toujours eu l'impression d'avoir lu du Norman Spinrad, maintenant que j'y vois plus clair dans mes lectures grâce à LibraryThing, je viens de me rendre compte que c'est le premier.

Ce n'est pas l'oeuvre la plus souvent citée, The Encyclopedia of Science Fiction, la classe dans la catégorie des oeuvres commerciales, du space opera c'est vendeur à l'époque, c'est peut-être un peu rapide, c'est une oeuvre engagée qui fait réfléchir sur notre devenir. À l'heure où la NASA fait un bilan plutôt mitigé de la conquête spatiale de notre siècle, cette question ne s'est jamais posée avec autant d'acuité. Reprenons-nous, pour ne pas léguer un tout petit héritage, la chanson de la Terre.

Dès son premier roman, Norman Spinrad se révèle comme un maitre du genre et cette édition de Marabout (1969) lui rend parfaitement hommage.

Dans un dossier à lire en tournant le livre de 90°, on y apprend qu'il aura été tour à tour, cordonnier, charpentier puis agent littéraire. C'est Bug Jack Barron qui le rendra célèbre et sera publié en épisodes dans la revue New Worlds. Aucune revue américaine n'acceptera son texte, New Worlds sera d'ailleurs accusé de pornographie. Une oeuvre toujours censurée puisque l'adaptation de Jack Barron et l'Eternité n'est finalement jamais sortie des studios Universal, par contre Vampire Junkie est en cours d'adaptation en France.

À lire du même auteur :


Jack Barron et l'Eternité
1969 Bug Jack Barron

Bleue comme une orange
1999 Greenhouse Summer

boule de Yet / mai 2008

Voilà une nouvelle rubrique qui aura peut-être la vie courte. Une brève sur les parutions qui me donnent envies de passer à la caisse. Cet article a été motivé par l'achat impulsif ce dimanche du n°50 de Bifrost la revue des mondes imaginaires. Merci à Olivia, car c'est elle qui est passée à la caisse.

Commençons donc par là, mais brièvement c'est promis. Ce numéro se termine par le droit de réponse de Gérard Klein écrit en janvier dernier et résumé ici dans ses grandes lignes. Tout est parti d'un propos tenu par l'intéressé que je ne répèterais, par ici qui a largement fâché les responsables de Bragelonne. J'espère qu'il les aura enfin convaincus de passer l'éponge, car sinon c'est pathétique. L'éditorial d'Olivier Girard est plutôt sympathique, il nous y avoue son cauchemar de rédacteur en chef au bouclage en toute humilité. On y trouve ensuite une nouvelle de Stéphane Beauverger, un nouvel auteur de presque 40 ans qui a trainé ses guêtres dans le journalisme, chez Ubisoft pour enfin donner libre cours à sa créativité. Suivi d'un teaser du prochain roman de Laurent Genefort, pour terminer par du Tim Powers, sujet du dossier de ce mois-ci. Plus une cinquantaine de pages de critiques. Bref, J'ai hâte de les dévorer. Le problème c'est qu'il faudra attendre le 10 juillet pour le prochain numéro.

Au détour de mes ballades dans cette même librairie, Millepages à Vincennes, j'ai été déçu par le déménagement du rayon SF, une nouvelle petite table a été dépliée pour laisser toute la place aux polars sur le meuble principal. Mais j'ai tout de même entraperçu la dernière parution chez Denoël Lunes d'encre, Mysterium de Robert Charles Wilson.

alt Mysterium

Derrière la belle couverture de Manchu se cache le premier succès de RCW, visiblement Denoël tente de surfer sur la vague Spin, ce n'est pas mois qui vais m'en plaindre même s'il s'agit juste d'une réédition d'un roman paru chez J'ai Lu. Oups j'ai failli oublié de préciser qu'il s'agit en fait d'un recueil puisqu'il vous propose aussi 7 autres textes inédits en français dont son premier roman, La cabane de l'aiguilleur. Je ne résiste pas il est déjà sur ma wishlist qui en contient déjà plus d'une cinquantaine. Chaque texte est précédé d'une introduction écrite tout spécialement pour cet ouvrage, la traduction de Mysterium a été révisée bref du beau boulot.

alt Manifold 3

Voilà encore un bouquin que j'ai raté, normal je n'ai pas encore ouvert les deux premiers tomes de cette série de Stephen Baxter dont tout le monde dit le plus grand bien. Je vais quand même attendre d'avoir entamé un peu premiers, chat échaudé ... De toute façon, il semble qu'il n'est pas encore arrivé sur les rayonnages.

alt Deche

Cory Doctorow en grand chef d'orchestre de sa comm, comme ses compères John Scalzi et Charles Stross anime son blog perso avec vigueur. C'est un peu l'auteur buzz du moment, ça reste quand même tout à fait raisonnable et surtout c'est mérité parrait-il. En plus grâce à cet engouement Internet, voilà enfin son premier roman en français. Mais son meilleur roman selon John Scalzi, c'est Little Brother, consolez-vous, comme Cory est un original, vous pouvez le lire dès à présent en vo sur son site.

alt A deux pas du néant

Avril c'est aussi le dernier Tim Powers, je vous invite à lire le dossier Bifrost pour tout savoir sur Powers. J'ai lu quelque part que ce n'était peut-être pas par là qu'il fallait découvrir cet auteur, réservez-le pour plus tard.

alt Jusqu'au coeur du soleil

FolioSF c'est principalement des rééditions en poche des grands classiques. Et bien justement voilà de retour jusqu'au coeur du soleil. A ne pas confondre avec Au coeur de la comète. Dans Les Sphères de cristal, Gregory Benford nous raconte sa rencontre avec le jeune David Brin à la fin des années 70,

J'ai un petit faible pour la Dentelle du cygne, une collection de l'Atalante, cet éditeur nous offre ce mois-ci, Chevalier de l'Empire terrien, mais la aussi il va falloir que je rattrape mon retard pour m'offrir ce troisième opus de la saga Flandry qui contient Enseigne Flandry (Ensign Flandry, 1966) et Chevalier de spectres et d'ombres (A Knight of Ghosts and Shadows, 1974). Pas encore trouvé de couverture pour celui-là, à propos une petite question à l'Atalante, il ouvre quand votre nouveau site ?

alt Le Grand livre de Mars

alt La Planète Géante l'intégrale

Du coté du Bélial par contre il y a un nouveau site Internet qui annonce une prochaine soirée le 13 juin. Ils ont encore du boulot sur leur site, par grand chose à part l'annonce du Grand Livre de Mars. Un beau projet de réédition, l'Épée de Rhiannon m'a en effet laissé un bon souvenir. Mais le Bélial c'est aussi du Jack Vance avec la réimpression de l'édition de 2003 de l'intégrale de la Planète Géante. Grand, Géante, n°50 bref le programme du Bélial est plutôt ambitieux

Bordage sera présent sur les étals grâce à une réedition revue par lui même de Graines d'immortels chez J'ai Lu, comme je n'ai pas lu ce roman je vous invite à lire la critique parue dans Galaxies n° 13. Aux dernières nouvelles il faudra attendre juin pour celui-là.

Robert A. Heinlein ne sera pas non plus oublié avec une nouvelle édition de Citoyen de la galaxie

alt l'affaire du Rochile

Terminons pour une tout petit bouquin paru aux Trois Souhaits, l'affaire du Rochile, un récit dans le monde d'Omale de Laurent Genefort.

Tout cette lecture me direz-vous, c'est sans compter tous les autres bouquins, pas moins d'une soixantaine de nouveautés en mai, de quoi lire pendant toute une année !!!

Si vous trouvez que j'ai zappé votre chouchou, n'hésitez pas à me le faire découvrir. Les commentaires sont là pour ça.

Bonne lecture ensoleillée.

mai 10, 2008

La loi du talion


alt 3p5/5
Gérard Klein
1992 Livre de Poche
380 pages

alt La loi du talion

Maximiser l'effet de surprise en ne lisant pas les quatrièmes de couverture a atteint son paroxysme avec ce recueil de nouvelles de Gérard Klein. Je n'étais en effet pas conscient qu'il s'agissait d'un recueil et je ne vous cache pas ma surprise lorsque le texte s'est brusquement interrompu au bout d'une cinquantaine de pages pour laisser la place à la seconde nouvelle !

Désolé de vous gâcher le plaisir de la surprise, mais si vous étiez sensible à cet effet vous ne liriez peut-être pas ces quelques lignes.

1 - Cache-cache

2 - Ligne de Partage
3p5/5 Une nouvelle autobiographique, Jérôme Bosch écrivain fumeur de pipe fuie sa routine, mais il risque d'y laisser sa peau. L'attrait de la fortune va faire tomber les frêles barrières de son hésitation.

3 - Les Blousons gris
3p5/5 Demain les rats, cette oeuvre aux multiples fins où Serge Beaubourg, enfant rat, sera notre seul espoir face à l'invasion remporte le prix YET de l'originalité.

4 - Les Virus ne parlent pas
2/5 Aux origines de l'homme, les virus ...

5 - Avis aux directeurs de jardins zoologiques
3p5/5 La guerre des mondes aurait-elle commencé dans un jardin zoologique ? C'est la question que se pose Gerard Klein dans un style toujours aussi original. Merci à l'éléphant en passant, sans qui cette nouvelle n'existerait pas.

6 - Réhabilitation
4p5/5 Une erreur risque d'avoir de dramatiques conséquences, du coup on réhabilite avant que le mal n'apparaisse au grand jour. Une vision ironique de l'humanité, plutôt planquer qu'éviter.

7 - Sous les cendres
3p5/5 Un dieu robotique création de l'homme ancien, fouille sous les cendres pour ressuscité les bribes d'humanité. Une vision toujours aussi acerbe de la condition humaine.

8 - Jonas
1/5 Étrange nouvelle.

9 - La Loi du Talion
3p5/5" Une histoire d'amour au sein de l'enclave humaine sur un monde régenté par une machine.

10 - Les Créatures
3p5/5 Les créatures animent ses rêves. Il est dieu, elles demandent miséricorde. Mais son ignorance à leur égard risque de lui couter très cher, même s'il pense être immortel à leurs yeux.

Voilà un bien sympathique recueil qui compte d'autant plus que la production de Gérard Klein est plutôt spartiate pour une aussi longue carrière. Mais c'est sans compter sur son extraordinaire prolixité en matière d'anthologies.

Pour me faire mentir, un nouveau recueil de ses nouvelles vient de paraître chez Robert Laffont, certaines d'entre elles sont par ailleurs inédites, à suivre...


Mémoire vive, mémoire morte
2007

iLiad Book Edition

iLiad Book Edition

alt iLiad Book Edition

Le livre électronique connait un essor sans précédent ces derniers mois en France. Le nec plus ultra de la lecture numérique, l'iLiad est sorti hier dans une version allégée sans module WiFi, ce qui réduit son prix de 150 € à désormais 499 €. Il contient désormais une cinquantaine ouvrages.

Cela présage que du bon pour l'avenir du e-paper qui commencera à vraiment se démocratiser lorsque le prix sera inférieur au seuil critique d'une centaine d'euros. Pour 350 € vous pouvez en effet acheter plusieurs dizaines d'ouvrages, presque un an de lecture en poche pour les plus économes ou pour les moins avides de lectures, c'est à dire une majorité de la population. Alors que pour ce même budget vous avez un appareil page blanche, sans aucun contenu, avec actuellement peu d'ouvrages en français et surtout un prix d'achat équivalent aux ouvrages imprimés. Du coup cela ne convainc pas grand monde dans l'état actuel.

Moi je suis mordu de la technologie de traduction à la volée permettant de lire dans une langue étrangère. Mais cela ne m'a pas encore motivé à m'équiper vu leur prix exorbitant.

Orange vient de lancer l'expérimentation Read & Go qui se terminera cet été. Cette expérimentation consiste en la mise à disposition d'un e-book d'iRex technologies permettant de recevoir les quotidiens : Les Échos, Le Parisien, L'Équipe, Télérama et Le Monde mis à jour toutes les heures grâce à la technologie WiFi ou 3G. L'appareil sera de plus livré avec des Manga, polars et ouvrages de science-fiction. Le déploiement d'une telle offre dépendra du bilan de l'opération. Vu que je n'ai pas réussi à rentrer en contact avec aucun testeur, j'ai un peu peur que le choix se soit porté sur des individus par forcement très motivé par l'expérience.

Enfin, quelques jours après le démarrage de ce bêta-test, Hachette Livre a annoncé le rachat de la société Numilog, plate-forme de mise à disposition de livre électronique sur Internet.

D'ici deux ans si les ebooks ne coûtent plus qu'une petite centaine d'euros et surtout si le monde de l'édition se réveille sur la mise à disposition de leurs catalogues, le livre électronique sortira peut-être de l'adolescence.

En attendant, soufflons cette première bougie avec l'expérimentation d'Orange.

mai 09, 2008

La Mort Vivante


alt 3/5
Stefan Wul
1958
186 pages

alt La Mort Vivante

Notre système solaire est déserté, la science est bannie, oubliée. La Terre est une zone maudite, interdite. Joachim tente de renouer avec les connaissances scientifiques de l'âge d'or de l'humanité à ses risques et périls.

Stefan Wul nous propose une oeuvre aussi étrange que son titre nous laisse à penser, à mis chemin entre Lovecraft et Stephen King ou le clonage est au premier rôle.

Si vous aimez cet auteur, découvrez ce roman paru à la même époque que L'Orphelin de Perdide et mainte fois réédité depuis, vous ne serez pas déçu.

mai 06, 2008

Les Tours de Samarante


alt 1p5/5
Norbert MERJAGNAN
2008 Denoël
320 pages

alt Les Tours de Samarante

Drôle de coïncidence pour une fois que je mets la main sur une nouveauté, j'en parle avec un mois de retard. J'ai même lu deux autres romans depuis ! C'est sans doute à cause de l'effet que ce texte n'a pas provoqué sur moi. Je m'attendais à être subjugué, transporté, mais c'est tout l'inverse. J'ai peiné, survolé, trainé ... et pas vraiment aimé ce roman qui certes recèle de bonnes idées, mais n'a pas pris dans mon imaginaire.

Mais pourquoi l'auteur tourne tant autour des Tours de Samarante sans vraiment nous y faire entrer. Manchu nous a mis l'eau à la bouche avec sa superbe couverture comme le cafard cosmique d'ailleurs, mais je m'y suis noyé.

Attention toutefois je ne suis pas vraiment objectif, on le dit souvent les lecteurs de science-fiction campent souvent sur leurs positions, mais au moins je l'admets bien volontiers.

A lire


La cité du gouffre