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février 28, 2008

Stefan Wul - Oeuvres complètes - 1


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Stefan Wul
1996 Lefrancq
1020 pages

alt Wul - Oeuvres complètes 1

Peut être l'avez-vous remarqué, mais depuis quelque temps je glisse au fil de ces pages pas mal de romans de Stefan Wul. Ce n'est pas tout à fait par hasard. J'ai eu le plaisir de rencontrer Laurent Genefort lors d'un évènement sur la science-fiction, son enthousiasme pour l'oeuvre de Wul m'a tout simplement contaminé. Mais qu'il ne se fasse pas trop de soucis je suis tout aussi emballé par son talent.

Suite à cette rencontre, j'ai donc fait l'acquisition du premier tome de ses oeuvres complètes que je termine tout juste. J'ai pris soin de ne pas m'en écoeurer non plus. Amateurs de science-fiction réjouissez-vous et partez à l'aventure sous la plume poétique de cet auteur à part. Si vous voulez en avoir un avant-goût, voilà les différents romans présents dans ce recueil.



Retour à O


Niourk


Rayons pour Sidar


La Peur géante


Oms en série


Le Temple du passé


L'Orphelin de Perdide

Vous trouverez en prime à la fin une petite dizaine de nouvelles.

1 - Le Bruit

Après avoir laissé pourrir quelques misérables astronautes sur Jupiter, la Légion les embarquent dans une aventure typique d'un pulp des années 50. L'auteur nous plonge dans les bons vieux souvenirs des baroudeurs de l'espace. On est bien sûr loin de la hard SF mais le charme d'antan fait son effet lorsqu'il est mis en scène par Wul

2 - Échec au plan 3

Les protagonistes non humains de cette nouvelle tentent d'envahir la planète 3 mais une drôle de surprise les y attend. L'humour est prépondérant, nous en avons une nouvelle démonstration avec cet échec au plan 3.

3 - Expertise

Quand Stefan Wul se moque des experts, il y va franchement. L'humour est toujours au premier rôle.

4 - Il suffit d'un rien

Le rôle du créateur est ici tenu par l'être humain qui risque d'y laisser sa peau, il suffit d'un rien !

5 - Jeux de Vestale

L'idée de décalage temporel des sens est intéressante, mais je suis resté décalé à sa lecture.

6 - Gwendoline

Derrière ses barreaux, Gwendoline offre à ses visiteurs un voyage sans retour. Au moment où vous passez de l'autre côté, vous êtes virtuellement déjà mort. Étrange aventure, surtout pour les quelques volontaires qui payent cher leur curiosité.

7 - Droit de réponse

Je n'arrive pas à mettre cette nouvelle dans son contexte, je n'ai du coup par réussit à l'apprécier. Mais où se trouve donc cette planète Ygam ?

8 - Le Loup botté

Cette fois il n'était peut-être pas nécessaire de faire les fonds de tiroir. Mais le fan appréciera peut-être.

9 - L'Archange

C'est sans doute idiot, mais j'ai butté sur une scène que je qualifierais d'impossible. L'atterrissage depuis l'espace en simple combinaison n'est pas vraiment compatible avec nos connaissances actuelles des contraintes d'une telle manoeuvre. Cette nouvelle a pris un sacré coup de vieux.

10 - Hommage à Julia Verlanger (Poésie)

11 - Apocalyses (Poésie)

Sans oublier non plus l'introduction de Laurent genefort. Bref, ne ratez surtout pas ce premier tome si vous le croisez en rayon, car il commence à se faire rare en librairie.

février 25, 2008

La chute des mondes


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Alexis AUBENQUE
2004 Pocket
512 pages

alt La chute des mondes

Des religions s'affrontent, les grandes puissances industrielles luttent pour la maitrise des 250 mondes de la fédération, .. Tous les ingrédients sont là pour assaisonner un bon space opera et pourtant ...

J'ai bien l'impression d'avoir à nouveau subi la malédiction du rideau à la lecture de ce premier tome d'Alexis Aubenque. Malgré toute la bonne volonté du monde, je n'ai pas réussi à apprécier cet ouvrage qui manque à peu près de tout. Malgré les quelques premières pages qui plantent un décor raisonnable, l'ensemble dégringole comme un château de cartes assez rapidement.

J'ai pourtant tenu bon dans l'adversité. Mais ce mille feuilles de qualificatif a épuisé ma patience. La ville la plus riche de l'univers, le parfum le plus cher du monde, l'homme le plus puissant de l'univers, stop !

À la manière de Disney, Alexis Aubenque nous propose un roman en carton-pâte qui n'est qu'une très pâle copie des Guerriers du Silence de Pierre Bordage pour ne prendre qu'un exemple effectivement à l'extrême. Ce cocktail classique entre pouvoirs religieux et économiques à un gout bien amer.

Mais la malédiction du rideau c'est quoi exactement ? N'étant pas vraiment superstitieux je me demande si je dois vous le dire !! Allez, je me lance. Il s'agit tout simplement d'une annonce préalable à la lecture. Je vous indiquais dans mon précédent article me lancer dans la lecture de ce roman, à chaque fois que j'ai parlé d'un roman avant de le lire ça a vraiment mal tourné.

À lire


Les Guerriers du Silence
Pierre Bordage

février 20, 2008

Les Sphères de cristal


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David Brin
2003 Imaginaires sans frontières
320 pages

alt Les sphères de cristal

Une librairie spécialisé en science-fiction à Paris, pour ceux qui ne le savent pas encore, ça existe. Elle s'appelle Scylla et se trouve 8 rue Riesener. C'est grâce à elle que j'ai entre les mains ce recueil de nouvelles de David Brin introuvable dans le circuit traditionnel puisque l'éditeur à fait faillite. Non seulement j'ai eu droit à un conseil de premier ordre, mais en plus à un super prix (50% du prix éditeur). Je n'ai donc qu'un seul conseil à vous donner, si vous êtes en région parisienne, foncez !

Voilà un bref aperçu de son contenu.

1 - Gregory BENFORD, Préface, Préface
Gregory Benford relate la rencontre entre deux hommes de science. David Brin en est au début de sa carrière de scientifique et s'imagine déjà écrire des romans de science-fiction. Ce qu'il fera d'ailleurs deux ans après cette première entrevue avec jusqu'au coeur du soleil, son premier roman.

2 - Les Sphères de cristal (The Crystal Spheres), (Prix Hugo 1985)
4/5 David Brin tente tout au long de ce recueil d'exposer des théories qui pourraient expliquer le grand silence de l'univers. Cette nouvelle y parvient à merveille. Il y est question d'une douzaine d'astros qui sortent de leur hibernation pour prendre les commandes d'un vaisseau, dernier espoir de l'humanité.

3 - Chhuut... (Sshhh...),
3/5 Lors du premier contact extra-terrestre, un visionnaire sera pris pour un fou. Voilà ce qui arrive si on est en avance sur son temps. L'humilité qu'elle implique serait intéressante à mettre en pratique dans notre réel. Un brin d'humour et d'ironie pour cette nouvelle qui est caractéristique du style de Brin.

4 - Ces yeux-là (Those Eyes),
3/5 Les extra-terrestres écoutent une émission radiophonique qui leur est consacrée et se confondent devant l'ingratitude des hommes. David Brin est résolument plein d'humour, espérons qu'ils ne la liront pas, ils pourraient mal le prendre.

5 - Que dire à un OVNI (What to Say to an UFO), Essai
2p5/5 Au vu du de son titre, je m'attendais à un dictionnaire ovni/anglais anglais/ovni, mais David Brin nous offre en échange sa vision de l'accueil qu'il réserve aux êtres qui viendraient d'ailleurs. Pas très smart si j'ose dire.

6 - Thor contre Captain America (Thor Meets Captain America),
2p5/5 Je n'ai jamais été très friand des histoires alternatives dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale. L'histoire est malheureusement ce qu'elle fût, inutile de chercher une autre voie dans ces atrocités commises par l'homme.

7 - Feu rouge (An Ever-Reddening Glow),
4/5 Le Surf metrique n'est certes pas très écolo, mais son concept d'implosion en série de micros singularité est bien pratique pour les plus pressés. Mais attention, les sondes de moralité, en flic de l'espace, vielle au bon respect des lois en vigueur. Une courte nouvelle de hard science fiction qui fait réfléchir sur notre insolence vis-à-vis de la nature.

8 - L'Épidémie de générosité (The Giving Plague),
4/5 A.L.A.S. / Acquired Lavish Altruism Syndrome, voilà peut être le remède aux maux de notre civilisation, à vous de juger.

9 - Troisième et sixième sens (Senses Three and Six),
3p5/5 Un humain pense être le dernier à connaitre le grand secret. Fou ou réel réfugié, la question se pose à la lecture de ce monologue.

10 - Les Dipneustes (Lungfish),
2p5/5 Malgré le grand silence de l'univers, nous ne sommes pas seuls, mais bien au contraire en retard dans la conquête de l'espace.

11 - Les Pierres de pondération (Stones of Significance),
1p5/5 Une nouvelle qui aborde les mondes virtuels, mais sur ce même thème lisez plutôt Simulacron 3

Le roman qui m'est venu à l'esprit à la lecture de ce recueil est le dernier roman de Robert Charles Wilson, Spin que je vous encourage vivement à lire. De mon coté j'ouvre de ce pas le premier roman d'Alexis Aubenque, La Chute des mondes et vous en parle dans quelques jours.

À lire


Spin
Robert Charles Wilson

À visiter

à propos du programme SETI

février 17, 2008

Kwest


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Andreas Eschbach
2002 L'Atalante
500 pages

alt Kwest

L'équipage du Megatao est entièrement dévoué à son commandant. Kwest est gravement malade il n'aura pourtant de cesse de poursuivre un but qui leur fera traverser des millions d'années lumières. Cet objectif l'obsède, rien ne l'arrêtera dans sa traque du monde des origines. Mais la piste qui s'étiole sur des milliards d'années se sera pas facile à suivre, l'aide qu'il trouvera sur son chemin sera-t-elle suffisante pour assouvir sa fixation ?

J'aime les livres et par voie de conséquence les bibliothèques. Andreas Eschbach dans son premier tableau de Kwest couche par écrit un doux rêve. Celui d'une bibliothèque contenant le savoir d'une galaxie. Construite par les Eolas, mystérieux peuple d'anciens, cet immense savoir à l'image de la montagne mormone est protégé par une barrière électromagnétique. Mais le Dr Jones n'est pas loin et trouvera bien un moyen d'en accaparer quelques miettes.

C'est un tapis de cheveux, déclara-t-elle d'une voi qu'elle espera assurée. Si l'Art existe, en voici une preuve véritable"

Kwest nous immerge quelques milliers d'années avant Des milliards de tapis de cheveux. Le Pantap règne en grand maitre sur une galaxie où les dernières traces de la République ont disparu depuis la nuit des temps. Les pires atrocités y sont commises par les Patriciens, des êtres humains sont pourchassés et tués par lente congélation pour préserver leurs peaux si précieuses.

Quand il s'agit de structurer ses romans, Andreas Eschbach se transforme en brillant horloger. Kwest n'échappe pas à cette tradition minutieuse, un tableau, trois chapitres, un cliffhanger, un nouveau tableau etc ..., ce roman est particulièrement bien ciselé.

Mais à force d'égrener le temps, les horloges sont parfois monotones, c'est malheureusement le cas de Kwest. Son intrigue assez classique, recherche des origines, voyage au centre de la galaxie, contribue à une forte sensation de déjà lu. Les quelques passages qui pimentent le récit ne parviennent pas à en relever sa saveur.

À lire


Des milliards de tapis de cheveux
Andreas Eschbach

Les Machines de dieux
Jack McDevitt

Abzalon
Pierre Bordage

février 08, 2008

L'Orphelin de Perdide


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Stefan Wul
1958
186 pages

alt L'orphelin de Perdide

Sur les dix familles de pionniers qui vivaient sur Perdide aucune n'est restée. Toutes sont parties dégoutées. Malgré son extraordinaire fertilité, cette planète est ravagée tous les ans par les frelons, ils raclent tout jusqu'à l'os. Seul le pays de Song leur est fermé et c'est justement là que va se réfugier petit Claude, l'orphelin de Perdide.

Chapitres courts, images poétiques, intrigue à rebondissement, on retrouve ici tout ce qui caractérise le style de Stefan Wul. Tout y est, oui, mais l'ensemble manque un peu d'intégrité. On a l'étrange impression de lire deux romans en un. L'Orphelin de Perdide est un beau patchwork qui nous laisse un peu sur notre faim à cause d'un rebondissement un brin paradoxal si j'ose dire.

Une pirouette qui semble bien trouvée, mais tout de même un peu forte pour être vraisemblable. Mais à l'heure de la communication instantanée dans le subespace (cf. L'Ansible dans la série l'Ekumen d'Ursula K Le Guin) et du voyage à 99,9 % de la vitesse de la lumière, excusez du peu, je me sens coupable de ne pas avoir marché.

alt Les Maitres du Temps

Mais je ne souhaite nullement vous décourager de partir à l'aventure, d'autant moins si vous êtes friand de ses décors somptueux que vous retrouverez dans l'adaptation cinématographique de René Laloux, Les Maitres du temps. Vous trouverez par ailleurs une interview de Pierre Pairault en bonus sur le DVD du film.

février 06, 2008

Isaac Asimov's Science Fiction Magazine

Apr 1987
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alt Asimov's 1987

Vous connaissez surement ebay, et bien un été, il y a quelques années, après une petite visite sur ce site et quelques semaines d'attente, j'ai reçu un gros sac de l'U.S. Postal Service.

Waouh, quel bonheur, à ma porte pas moins de quelques dizaines d'exemplaires d' Asimov's Science Fiction, un magazine américain. J'étais comblé. Mais les posséder est une chose, les lire en est une autre. Et c'est là que j'ai péché pendant toutes ces années. J'ai même petit à petit repoussé ces ouvrages dans un coin de ma bibliothèque pour faire de la place aux nouveaux arrivants. J'ai tout de même lu avec plaisir les éditoriaux d'Isaac Asimov toujours relevés. Mais ma curiosité n'était pas rassasiée pour autant.

Ma motivation grandit ces derniers temps pour lutter contre la barrière de la langue. Lire mes auteurs préférés en version originale est un vieux rêve que j'ai abandonné alors étudiants après la lecture laborieuse d'Azazel, un recueil de nouvelles.

Je ne m'étais pas complètement fourvoyé dans ma tentative, un texte court est plus facile d'accès pour un premier combat qu'un roman. Mais j'ai finalement passé plus de temps le nez dans le dictionnaire que dans l'ouvrage en question.

Et bien je reprends l'aventure avec ce numéro d' Asimov's et j'en profite pour vous la faire partager.

Cellular Automata
essay by Rudy Rucker
Se balader dans un laboratoire de recherche en 1987 en compagnie de Ruby Rucker lui-même chercheur est une expérience savoureuse. Cela met en perspective les progrès de l'informatique en à peine 20 ans.

The Sun Spider
novelette by Lucius Shepard
Cette nouvelle a été reprise dans de nombreuses anthologies et best of, ce qui me fait dire que quelque chose a du m'échapper. C'est simple il s'agit surement des premiers effets de la barrière linguistique. Ce n'est peut être pas le bon départ pour démarrer l'aventure même si son thème, celui de la vie sur le soleil est plutôt original et rarement traité. Lucius en profite pour aborder la complexité des relations amoureuses, la jalousie aussi bien professionnelle que sentimentale à quelques encablures du soleil.

alt Zone de feu émeraude

Si vous ne voulez pas prendre de risques lisez plutôt son recueil de nouvelles Zone de feu émeraude, vous y trouverez sa traduction, L'aragne solaire.

Rachel in Love
novelette by Pat Murphy
Voilà la récompense de l'aventurier, les nouvelles de Pat Murphy n'ont malheureusement pas été traduites en français. Celle-ci à obtenu le prix Nebula, Theodore Sturgeon ainsi que le prix des lecteurs d'Asimov's. Rachel est une petite fille qui se voit ressuscitée par son savant fou de papa dans le corps d'un chimpanzé. Une drôle d'expérience, surtout lorsqu'elle se retrouve plongée dans l'ambiance d'un laboratoire de recherche.

A Little Farther Up the Fox
novelette by George M. Ewing
On ne trouve pas vraiment d'informations sur cet auteur, il ne semble pourtant pas s'agir d'un pseudo, on trouve en effet des ouvrages de mathématique portant la même signature. N'ayant publié que 5 nouvelles de science-fiction entre 1974 et 1996 ceci explique peut-être cela.

Superwine
novella by Harry Turtledove
5 ème du Locus Poll Award
Celle-ci penche clairement du coté Fantasy. Il s'agit d'un vin aux pouvoirs mirifiques. Malgré un secret bien gardé, il sera bien utile au royaume.

Out of Darkness
shortstory by Lillian Stewart Wart

Fog
poem by David Reitmeyer

Letter to a Grandchild
poem by Robert Frazier

À la fermeture de ce numéro d'IASFM j'ai l'étrange impression d'être tombé sur une perle à moins qu'ils ne soient tous de ce niveau. En même temps il s'agit du dixième anniversaire. J'aurais donc grand plaisir à refaire le mur de la langue. Cela donne un peu le même vertige qu'en pleine école buissonnière.
alt IASF

On termine par une bonne nouvelle, cette revue existe toujours, plus de 30 ans après sa première parution. Si vous souhaitez vous abonner, c'est par . Une version ebook est aussi disponible ce qui peut être chouette, car Mobipocket permet de traduire les mots à la volée sur certains ebook reader si toutefois vous y avez installé un dictionnaire.

À visiter :

Une brève histoire d' Isaac Asimov's Science Fiction Magazine