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mai 17, 2007

Les planètes meurent aussi


alt 1p5/5
B.J. Bayley
1974 Le Masque Science-Fiction
1972 Annihilation Factor
256 pages

alt Les planètes meurent aussi

La tache dévore toute vie, elle laisse le néant sur son passage. Les hommes luttent désespérément pour leur survie. Mais le combat est inégal et son issue n'est pas en notre faveur. Jundrak de Sann tente de manipuler la tâche pour la faire oeuvrer contre l'ennemi juré du royaume, le Prince Peredan, un intellectuel de la maison Lorenz. Mais Jundrak est opportuniste et va mettre toutes les chances de son coté pour tirer profit de la lutte qui s'engage quelque soit son issue. Cela risque de lui coûter cher, la police secrète de Maxim, la fameuse Polipo ne se laissera pas berner aussi facilement.

Il me reste encore quelques résidus de l'époque ou je collectionnais aveuglement les ouvrages du Masque Science-Fiction. Ce livre en fait partie. Je suis souvent déçu par la qualité des textes de cette collection, comme celui-ci ne fait pas exception je suis bien content d'avoir arrêté ma collection avant son achèvement.

La carrière militaire de Barrington J. Bayley tout d'abord en tant que civil au ministère de la Défense puis à la RAF l'influence nettement lors de l'écriture des Planètes meurent aussi. La guerre fait rage avec les armes les plus redoutables, les laboratoires de recherche en développent de bien pire. La hiérarchie et le combat des chefs et l'un des principal axe de son intrigue. Ce roman n'a malheureusement pas résisté au passage du temps, il représente pour moi la caricature du mauvais space opera avec ses plans B/F et Z et ses combats spatiaux sans grand intérêt.

Lors de mon dernier post, j'ai eu le plaisir d'apprécier un style que j'ai tendance à éviter, cette fois l'ambiance militariste m'a très vite lassé. Avec la même idée d'annihilation de toute vie, Alastair Reynolds nous propose a contrario un très bon space opera, lisez donc plutôt l'espace de la révélation sur ce même thème.

À lire


l'espace de la révélation
Alastair Reynolds

mai 15, 2007

Rayons pour Sidar


alt 3/5
Stefan Wul
1957 Fleuve Noir
186 pages

alt Rayons pour Sidar

Lorrain se voit confier une mission très spéciale. En partance pour Sidar sans même les petites notices que l'on distribue aux moindres colons, il va très vite se retrouver confronté aux milles dangers de cette planète. Car Sidar est un zoo extra-terrestre digne des bandes dessinées de Léo mais heureusement Xaog son guide local veille sur lui. La survie de la planète tout entière en dépend. Dommage que la fidélité ai ses limites, d'autant plus aux portes du domaine Horb, car la planète est vraiment foutue sans lui.

Rayons pour Sidar, c'est du Wul pur jus, grandiose et naïf en même temps. Naïf dans le sens où il ne s'agit pas de hard-sf, loin de là. On nage plutôt dans l'invraisemblable. Mais si toute la littérature de science-fiction était vraisemblable, qu'est-ce que ça serait chiant, pardonnez moi l'expression. Et bien justement Stefan Wul évite cet écueil brillamment. Il arrive à mêler une histoire abracadabrante avec un décor dont il a le secret pour nous inviter au voyage sur cette planète ou nous n'aimerions pour rien au monde partir en vacances.

Vous risqueriez d'y croiser King Kong au détour de sa jungle luxuriante ou de vous faire tout simplement dévorer lors de votre baignade matinale. Je ne suis pas habituellement un grand fan de l'horreur en science-fiction, Serge Brussolo m'a réconcilié avec ce genre littéraire, Stefan Wul termine de me convaincre que dans tout genre il y a des oeuvres qui méritent que l'on s'y arrête.

À lire


Les Semeurs d'abîmes
Serge Brussolo

mai 13, 2007

Les Dépossédés


alt 5/5
Ursula K. LE GUIN
Cycle de l'Ekumen - 3
2000 Livre de Poche
1974 The Dispossessed
448 pages

alt Les Dépossédés

Depuis sa fondation, il y 170 ans, un communisme non autoritaire régit Anares, mais non loin de là, le capitalisme d'Urras s'oppose à ces principes égalitaires. Un mur autour de l'Astroport d'Anares isole ses habitants, mais Shevek va oeuvrer pour la fraternité entre ces mondes que tout oppose. Les idéalistes sont dans la lune, ça on le savait, mais ce qui est pratique ici c'est que tout est Lune !

Après La main gauche de la nuit, je voulais tellement lire Les Dépossédés que j'en ai trouvé deux exemplaires dans ma bibliothèque. Certains ouvrages bénéficient de nombreuses éditions, de 1976 à 2006 ce n'est pas moins de cinq éditions que connaîtra ce chef d'oeuvre d'autant plus d'actualité de nos jours. On ne peut que se réjouir que nos éditeurs ne laissent pas en désuétude l'oeuvre d' Ursula Le Guin, mais il faut dire à leur décharge qu'ils sont aidés par les nombreux prix qu'elle a remportés tout au long de sa carrière. En 1974 et1975, Les Dépossédés à obtenu pas moins de quatre prix : Hugo, Nebula, Locus et Jupiter. Une petite émotion m'a donc saisie à son ouverture et ne m'a pas quittée tout au long de sa lecture.

La carte proposée en introduction et présente à chaque début de chapitre met tout de suite dans l'ambiance. La construction de son roman est à l'image des recherches sur la théorie de la simultanéité du plus grand physicien de tous les temps après Ainsetain. Ursula nous raconte en effet l'enfance et l'exil de Shevek d'un chapitre à l'autre et met ainsi en exergue les profondes oppositions d'Anares et d'Urras. Chaque planète est Lune de l'autre. Les peuples pourtant si proche refusent complètement le dialogue. Shevek bute sur un rideau de fer bien net qui ne connaît aucune exception. Tantôt addulé, tantôt detesté, Shevek se mettra à dos son propre peuple qui ne verra dans sa tentative de rapprochement qu'une traîtrise.

Les Dépossédés s'inscrit dans son cycle de l'Ekumen, mais l'ordre de lecture n'a pas vraiment d'importance. Il est classé comme troisième tome alors que les évènements qui y sont relatés sont antérieurs au premier. L'ordonnancement n'a été fait qu'en fonction de la date de parutions de ouvrages aux États-Unis.

Le rapport homme/femme y est très présent. L'homme est le plus fort et la femme ignare ou moche. Sur Urras elle deviendra même une profiteuse corporelle

Elles ne peuvent pas comprendre les maths ; elles ne sont pas douées pour la réflexion abstraite ; ça ne leur convient pas. Vous savez ce que c'est, ce que les femmes appellent penser, elles le font avec l'utérus ! (page 93)

J'ai été émue par les positions politiques tranchées d'Ursula tout au long de son roman. Sans aucune démagogie, mais avec toute la poésie qui la caractérise, elle ira même jusqu'à traiter l'oeuvre d'un grand artiste sur le marché de l'art de réelle merde. Plus sérieusement, Shevek sera choqué par l'économie d'Urras. Il n'aura de cesse de s'interroger sur le sort des plus démunis au milieu de cette richesse ostentatoire. Il va très vite avoir l'impression d'avoir été acheté par une société ou tout se monnaye. Cela va remettre en question son projet d'ouverture, Shevek est loin d'être le scientifique naïf perdu dans ses recherches. Plus jeune lauréat du Seo Oen depuis au moins un siècle, son esprit vif analyse, dissèque, digère son environnement et en tire les conclusions qui s'imposent.

Sur Anarres, rien n'est beau, sauf les visages.....dans les yeux on voit la splendeur, la splendeur de l'esprit humain. Parce que nos hommes et nos femmes sont libres ... ne possédant rien, ils sont libres. Et vous les possédants, vous êtes possédés (page 268)

Tranchée certes, mais dans l'ambiguïté, la société romantique et pragmatique d'Anares a ses propres limites. L'image idéaliste s'effrite au travers de la musique que Salas ne parviens pas à composer ou lorsque Tirin n'arrive pas à faire entendre sa critique. La famine guette ce peuple qui malgré une immense solidarité devra affronter les pires épreuves.

Que cela ne vous empêche pas pour autant d'acheter ce roman. Allez si vous voulez jouer le jeu empruntez-le à la bibliothèque, vous resterez ainsi libre vous aussi.

À lire


La main gauche de la nuit
Ursula Le Guin

mai 12, 2007

Un tour en Thaery


alt 2p5/5
Jack Vance
1988 Pocket
1976 Maske : Thaery
256 pages

alt Un Tour en Thaérie

Judal Droad quitte son domaine natal, il est à la recherche d'une carrière à la mesure de son ambition. Lorsqu'il rencontrera Naï le Hever, la situation ne s'avère pas aussi simple qu'il l'aurait souhaité. Mais sa ruse, son courage et sa pugnacité auront peut-être raison des résistances qu'il trouvera au sein de la maison Hever.

Jack Vance nous a habitué à des décors grandioses et animés de mille détails. Avec Un Tour en Thaery on retrouve sa verve habituelle, les notes de bas de page ne suffisent plus à assouvir son imagination, il enrichit son texte d'un épais glossaire.

Mais son intrigue n'est pas à la hauteur de ce merveilleux décor, le déséquilibre est sensible tout au long de son oeuvre. La première partie d'Un Tour en Thaérie est même difficile à lire du fait de cet amoncellement d'informations démographique et géographiques sous-exploitées.

Dans la deuxième partie, le charme de ce monde commence à opérer au travers des errements de Judal Droad. Malgré tout, ce roman n'est pas à classer parmi ses meilleurs. Mais si vous êtes un aficionados du style de cet auteur vous passerez un bon moment à sa lecture. Pour le découvrir par contre, commencez plutôt par Le Cycle de Tschaï. L'argent y joue un rôle tout aussi important que dans Un Tour en Thaérie.

mai 10, 2007

Les Gardiens d'Aleph-Deux

alt 4p5/5
Colin MARCHIKA
2006 Livre de Poche
416 pages

alt Les Gardiens d'Aleph-Deux Les frères Hendricks révolutionnent le voyage spatial grâce à une théorie mathématique qui régit les univers parallèles Aleph. Le voyage à travers la galaxie devient possible, mais est néanmoins très dangereux. Le capitaine de corvette F.G. Howard sera parmi les premiers hommes à entrer en Aleph-deux, et sera aussi le seul à en ressortir. Il lui faudra tout de même quatorze ans pour trouver une issue à son voyage. Rapporte-t-il la clef de la compréhension de la théorie d’Hendricks ?

Aleph-zéro, Aleph-un, Aleph-Deux, Colin Marchika nous propose un voyage distrayant à travers les mathématiques spatiales. Une véritable aventure humaine de la dimension de l’Étoffe des héros !, un excellent film de Philip Kaufman qui relate l’histoire de la conquête des étoiles. Justement Les Gardiens d’Aleph Deux est aussi l’épopée de la conquête spatiale à la seule différence qu’elle se déroule dans notre futur en utilisant des théories mathématiques avant-gardistes.

C’est un premier roman de science-fiction génialissime, incroyable d’arriver à une telle perfection au premier jet. Mais précisons que l’écriture lui trotte dans la tête depuis ses 16 ans, Colin est perfectionniste me direz-vous. Il s’étonne nous dit-il de l’accueil enthousiaste qu’il rencontre. Enthousiasme c’est bien le mot qui me vient à sa lecture, je pourrais y ajouter plaisir, voyage, inventivité. Les Gardiens d’Aleph-Deux est un subtil mélange des thèmes fondateurs de la science-fiction : conquête de l’espace, cyborgs, robotique, nanotechnologies. Bref en quelque 400 pages, Colin Marchika fait la synthèse des idées de ses prédécesseurs. Il va même jusqu’à citer ses pères :

Le cerveau humain n’a pas un fonctionnement binaire, ou si c’est le cas, les processus en jeu sont tellement complexes que l’aspect binaire se trouve totalement occulté. … La génération d’aléatoire est déjà délicate ; quant à la génération programmée du livre arbitre, personne n’y était parvenu, le fameux cerveau positronique d’Isaac Asimov n’ayant jamais été réalisé. La voie algorithmique paraissait bouchée…

Les plus grands mathématiciens , Georg Cantor, Laplace, Bernard Bolzano, Karl Weierstrass, sont eux aussi à l’honneur. On retrouvera aussi un petit clin d’œil à Jack Vance au travers de Palafox personnage éminent des langages de Pao.

Ce roman est une splendide saga familiale ou l’on entend presque battre le cœur des personnages à travers les pages. Par une foultitude de détails, il donne réellement vie à ses personnages. Ils sont attachants, Jon Olsson m’a beaucoup charmé, génie, éternel étourdi est nul en mathématiques à l’école, comme quoi le génie ne s’exprime pas forcement en classe. Il fait ainsi sauter un tabou, il n’est pas nécessaire de réussir à l’école pour faire brillante carrière. C’est plutôt plaisant venant d’un enseignant. Le parcours professionnel est d’ailleurs au centre de son roman, certain trop en avance sur leur temps aurons du mal à gravir les échelons, d’autres affronteront son humour caustique et se retrouveront coincé dans un ascenseur au moment de leur examen. Ce qui est sûr c’est que tous ses personnages sont inclassables et surdoués dans leurs domaines. À tel point qu’il ne sera pas facile de lutter contre leurs révoltes, ils détiennent réellement les clefs du pouvoir. Car la révolte est bien le thème central des Gardiens d’Aleph-Deux.

alt Les Poubelles du Walhalla

Je ne peux que chaudement vous recommander la lecture de ce roman, certains regretteront que Colin n’ai pas prévu de suite mais si vous voulez poursuivre le voyage vous pouvez lire la nouvelle Aux portes d'Aleph-Deux dont ce roman est issu présente dans le recueil Les Poubelles du Walhalla.

À voir :


L'Étoffe des héros
Philip Kaufman

mai 06, 2007

Niourk


alt 4p5/5

Stefan Wul
1957
186 pages

alt Niourk

Sur une terre ravagée par un cataclysme où les hommes sont réduits à quelques tribus nomades primitives, la légende de Niourk, la fabuleuse ville de passé, subsiste.

Stefan Wul de son vrai nom Pierre Pairault à écrit onze roman de science-fiction, tous entre 1956 et 1959. Niourk m'a réellement subjugué, quel talent, quelle imagination, quel voyage !

Dans ce roman Wul à pris le parti de chapitres très court d'à peine quelques paragraphes. Certaines pages affichent même deux chapitres livre ouvert. Ce style est très agréable à lire et très dynamique. Certains diront que Niourk fleurte à la limite de la naïveté, moi je pencherais plutôt vers le chef d'oeuvre. Difficile de resister au bouillonnement d'idées de Wul, la deuxième partie du roman ne se fixe aucune limite.

L'enfant noir qui traverse le continent américain sur le dos de son gros ours est une image qui fera rêver plus d'un enfant et certains adultes qui ont gardé un petit nounours dans leur coeur.

Dommage que Wul se soit désintéressé de la SF en 1959 pour se consacrer à sa carrière de chirurgien dentiste, mais c'est aussi parce qu'il à beaucoup donné pendant sa période SF et Niouk nous le confirme.

Une dernière lueur


alt 2/5

Vincent King
1979 Le Masque Science-Fiction
1969 Light a last candle
256 pages

alt Une dernière lueur

L'homme du nord est le dernier rempart à l'extinction de l'humanité. Les envahs reignent en maître et asservissent l'humain dans ses retranchements génétiques. Les mutats ne sont que des résidus mutants à leurs services.

La collection du Masque Science-Fiction nous permet de découvrir des auteurs méconnus comme Vincent King, de son vrai nom Rex Thomas Vinson, auteur Britanique né en 1935, à la fois peintre et graveur.

Ce roman écrit à la première personne recèle indéniablement de bonnes idées mais aurait bénéficié d'une forme plus courte. Une nouvelle aurait permis d'éviter l'écueil de certains passages transitoires trop développé à mon goût.

L'image de l'occupation laisse apparaître la métaphore de la seconde guerre mondiale, d'autant plus que King avait 10 ans à cette époque et à dû être marqué par ses atrocités. Elles réapparaissent tout au long de son roman comme s'il avait besoin de les expurger. Cette image de l'homme persécuté nous poursuit toujours aujourd'hui. Les sans-papiers sont tout autant persécutés au XXIe siècle.

L'Arsenal de Craghead est lui aussi à l'image des forces déployées en 1945 qui iront presque jusqu'à la destruction totale et définitive de notre planète. Mais Vincent King illustre d'autant mieux cette démesure en ironisant sur les quelques grenades utilisées sur le terrain.

Les mutats qui se réfugient dans les sous-sols sont familiers de la série animée Futurama, vous les y retrouverez avec l'humour en plus.

À voir:


Futurama
Matt Groening

mai 04, 2007

Les Domaines de Koryphon

alt 3/5
Jack Vance
1987 Pocket
1974 The Domains of Koryphon
224 pages

alt Les Domaines de Koryphon

Clair Matin le refuge de la famille Madduc depuis des générations est menacé par un changement profond dans les domaines de Koryphon. Le temps de la soumission est arrivé à son terme, les seigneurs sont remis en question par les uldras révolutionnaires.

À travers les Domaines de Koryphon vous allez plonger une nouvelle fois dans le charme exotique des romans de Jack Vance. Ses créations sont étranges, mais néanmoins particulièrement crédibles. Jack Vance cultive le souci du détail, il nous donne presque l’impression d’avoir lui-même voyagé sur les mondes qu’il nous décrit. Ce n’est pas moins de 16 notes de bas de page qui agrémentent le récit pour approfondir les concepts et la culture des domaines : Kachemba, Wittols, Requin volant, Weldewiste, Dom, Karou, etc…

Le jeux de société y fait une brève apparition, cela me rappelle certaines scènes du Cycle de Tschaï. A croire que Vance est un joueur !

Les protagonistes sont toujours en mouvements, mais ils se laisseront le temps de la réflexion à la fin. Ce roman n’est pas non plus dénué d’humour, sans vous en dire trop, c’est ainsi qu’il se termine. L’utilisation de la magie protectrice est elle aussi soumise à la dérision.

Les domaines ont été écrit par Vance à la même période que son cycle Alastor, ce n’est donc pas un hasard si on trouve dans le ciel étoilé des Domaines de Koryphon l’amas d’Alastor.

Pour ceux qui l’ignorent, Jack Vance à fait carrière dans la marine marchande ou il y écrira ses premières nouvelles en 1942. Près de trente ans plus tard, son passage dans la marine l’inspire toujours autant. Même si les scènes d’abordages ont lieu sur le Soum (lichen des sables, épais et résistant, qui couvre presque toute la Palga), elles nous évoquent les images de piraterie des films d’antan. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le repas se compose ensuite de viande boucanée, de biscuits et de bières.

Dès la première page, on est à mille lieues de notre vielle terre. Moi qui croyais que le voyage ultraluminique n’était pas possible, suivez le chemin de Jack Vance et votre esprit n’aura plus de limites.

mai 01, 2007

Colonie - 2

alt 2p5/5
Ben Bova
1980 J’ai Lu
1978 Colony
256 pages

alt Colonie - 2

Les quatre cinquièmes de la population de la Terre ont faim, souffrent de maladies, sont exclus de l'instruction et toute espérance leur est interdite. Le Gouvernement Mondial n'est qu'un énorme rempart bureaucratique destiné à protéger les riches des pauvres. David s'exile d'Ile Un pour constater l'ampleur des dégâts.

Ce deuxième tome qui se situe dans le même univers que Millenium, son meilleur roman selon The Encyclopedia of Science Fiction, renoue avec une intrigue plutôt sanglante. Les terroristes sont à l'oeuvre pour détruire les derniers vestiges de la civilisation. Les multitudes d'armes à leur disposition ne proviennent pas moins que des grandes puissances qui ont ainsi l'espoir de réduire à néant l'opposition des plus miséreux. Mais lorsqu'on met une puissance de feu massive entre des mains incontrôlables, cela risque de déborder du simple cadre du règlement de compte.

La scène ou New York est à feu et à sang suite à l'attaque du F.R.P. (Front révolutionnaire des Peuples) est malheureusement prémonitoire des attentats du 11 septembre. Cette violence à l'état pur n'est en effet pas loin des réalités de notre monde. Ce conflit d'intérêts entre les gouvernements et les grandes puissances économiques est lui aussi particulièrement proche de nous. Ben Bova touche à des points sensibles de notre civilisation, mais il me manque un je ne sais quoi pour que j'apprécie complètement sa Colonie. Le deuxième tome est certes plus prenant que son prédecesseur mais ne m'a pas non plus convaincu.

Il y développe par contre des thèmes qu'il va approfondir tout au long de sa carrière : colonisation de l'espace par l'homme, puissance des pouvoirs politique et financière face au progrès scientifique, satellite solaire. Donc si vous vous intéressez à la genèse de ses idées vous pouvez lire Colonie.

Premier tome:


Colonie - 1
Ben Bova